La porteuse de lettres

Dans son premier roman, « La portalettere », traduit en français au Livre de poche sous le titre « la porteuse de lettres », Francesca Giannone raconte la vie d’une femme à la forte personnalité, transplantée du nord de l’Italie à un village des Pouilles. La traduction des citations incluses dans cet article est du rédacteur de « transhumances ».

En 1934, Carlo Greco a hérité d’un terrain à Lizzanello, un village de la province de Lecce. Il quitte son poste de fonctionnaire dans le nord de l’Italie pour réaliser son rêve : créer un vignoble et produire un grand vin. Il amène avec lui sa femme, Anna, et leur fils Roberto. Continuer la lecture de « La porteuse de lettres »

Vivaldi et moi

Dans son film « Vivaldi et moi », Damiano Michieletto raconte le rêve brisé et l’émancipation malgré tout d’une pensionnaire d’un hospice de pitié à Venise, repérée par Antonio Vivaldi.

À vrai dire, le titre Italien du film, Primavera (Printemps) est plus adéquat que son équivalent français, qui semble pointer vers un biopic du violoniste et compositeur Antonio Vivaldi (1678 – 1741). Le personnage principal est Cecilia (Tecla Insolia). Elle a été abandonnée à sa naissance et confiée à l’Ospedale della Pietà. Elle a maintenant une vingtaine d’années, l’âge de se marier. Continuer la lecture de « Vivaldi et moi »

Chronique d’étonnement n°107

Je souhaite partager dans « transhumances » ce qui m’a étonné, dans ma vie personnelle comme dans l’actualité.

Dans cet article, je parviens encore à m’étonner du cynisme du président des États-Unis ; j’admire le courage de responsables israéliens dénonçant les exactions commises par des colons contre des Palestiniens, avec la complicité, voire la participation, de forces de sécurité ; j’apprends la démission du gouvernement italien du sous-secrétaire d’État à la Justice, proche de milieux mafieux ; je m’étonne de la vague numérique à Londres ; enfin, la transformation de la maison d’arrêt de Béziers en hôtel éveille ma curiosité. Continuer la lecture de « Chronique d’étonnement n°107 »

Fuori

Dans son film « Fuori », le réalisateur Mario Martone raconte quelques mois de la vie de l’écrivaine Goliarda Sapienza (1924 – 1996), après sa libération de prison en 1980.

« Transhumances » a récemment rendu compte du récit, par Goliarda Sapienza, de son séjour dans la prison romaine de Rebibbia à la suite d’un vol de bijoux pendant une soirée mondaine. Sortie de prison, Goliarda (Valeria Golino) se trouve isolée. Le roman sur lequel elle a travaillé pendant des années, L’Art de la Joie, n’a pas trouvé d’éditeur. Elle cherche à se faire employer comme femme de ménage, mais elle n’a ni l’âge ni l’expérience pour cela. Continuer la lecture de « Fuori »