L’été de Cervantes

Dans « el verano de Cervantes” (l’été de Cervantes), Antonio Muñoz Molina propose une lecture des deux tomes de Don Quichotte, publiés en 1604 et 1615. La traduction des citations incluses dans cet article est de l’auteur de « transhumances ».

La vie de Cervantes est romanesque. À l’âge de vingt-deux ans, il s’enfuit d’Espagne et mène une vie militaire en Italie. Il participe à la bataille de Lépante (1571) et y perd un bras. Lors de sa navigation de retour en Espagne, en 1575, il est emmené par des pirates en captivité à Alger où il reste cinq ans, après quatre tentatives d’évasion. Continuer la lecture de « L’été de Cervantes »

Fouad Elkoury par Fouad

LCP, la chaîne parlementaire, a récemment diffusé « Fouad Elkoury par Fouad », réalisé par Kamy Pakdel en 2023. Le photographe franco-libanais, né en 1952, raconte sa vie en redécouvrant les clichés qu’il a pris en un demi-siècle de carrière.

La vie de Fouad Elkoury est marquée par les désastres qui ont frappé, et frappent encore, le Liban : la guerre civile (1975 – 1990), l’invasion israélienne et l’exil de Yasser Arafat, l’explosion dans le port de Beyrouth (2020). Ce dernier événement a eu une conséquence directe pour Elkoury : la destruction de sa maison, la décision de vivre dans la montagne du Liban avec un chien adopté et de ne plus photographier d’humains. Continuer la lecture de « Fouad Elkoury par Fouad »

Chronique d’étonnement n°108

Je souhaite partager dans « transhumances » ce qui m’a étonné, dans ma vie personnelle comme dans l’actualité.

Dans cet article, je m’indigne de la loi votée par le Parlement israélien imposant la peine de mort aux Palestiniens coupables de meurtres au nom du refus de l’existence d’Israël ; et je me réjouis d’avoir franchi le seuil qui, selon le journal Tintin, sépare la jeunesse de la vieillesse. Continuer la lecture de « Chronique d’étonnement n°108 »

I’m sorry Prime Minister

Le théâtre Apollo de Londres programme actuellement « I’m sorry, Prime Minister », pièce écrite et mise en scène par Jonathan Lynn. Elle se présente comme le dernier chapitre de la série « Yes, Minister », puis « Yes, Prime Minister », diffusée par la BBC à partir de 1980.

Le ressort comique de la série, coécrite par Jonathan Lynn et Anthony Jay (décédé il y a dix ans), repose sur le conflit entre les hauts fonctionnaires, qui croient qu’ils sont nécessaires pour protéger les institutions et l’intérêt national à long terme, et les politiciens élus, que les premiers considèrent comme des bouffeurs de votes prêts à faire n’importe quoi pour gagner des voix à court terme. Continuer la lecture de « I’m sorry Prime Minister »