Qu’est-ce que l’amour ?

Qu’est-ce que l’amour ? Est-il un feu auquel se brûler vif, ou au contraire prend-il patience ? La lecture, lors d’une bénédiction nuptiale, de la célèbre épître de Saint Paul aux Corinthiens, m’a plongé dans un abîme de perplexité.

 Citons quelques versets de la lettre de Paul. « J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j’aurais beau me faire brûler vif, s’il me manque l’amour, cela ne me sert à rien. L’amour prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ; il ne fait rien de malhonnête ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas ; il n’entretient pas de rancune ; il ne se réjouit pas de ce qui est mal, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout. L’amour ne passera jamais. » Continuer la lecture de « Qu’est-ce que l’amour ? »

Le Promeneur d’oiseau

Un film réalisé par un Français en Chine avec des acteurs chinois : rien que pour cela, « le promeneur d’oiseau » mérite l’intérêt. C’est aussi un beau film.

 Réalisé par Philippe Muyl dans le cadre d’un accord de coproduction franco-chinoise, « le promeneur d’oiseau » raconte la métamorphose de Renxin (Yang xin yi), une petite fille gâtée de la nouvelle haute bourgeoisie chinoise au contact de son grand-père Zhigen (Li bao tian). Continuer la lecture de « Le Promeneur d’oiseau »

Pas son genre

Dans « Pas son genre », le réalisateur Lucas Belvaux réalise un film magnifique sur un amour contrarié par une barrière de classes et de culture.

Intellectuel parisien jusqu’au bout des ongles, Clément (Loïc Corbery) subit comme une catastrophe sa nomination comme professeur de philosophie à Arras. Pour tromper sa solitude, et aussi parce qu’il devine qu’elle n’est pas une femme quelconque, il drague une jeune coiffeuse, Jennifer (Emilie Dequenne). Continuer la lecture de « Pas son genre »

La Princesse de Clèves, Sarkozy et Ida

« La Princesse de Clèves », roman historique publié par Marie Madeleine de Lafayette en 1678, est considéré comme une œuvre majeure de la littérature française. Les thèmes qu’il évoque, l’amour passionnel, la fidélité, le sacrifice du bonheur personnel, ont été déclinés par nombre d’œuvres littéraires, théâtrales ou cinématographiques jusqu’à aujourd’hui.

Avant que Jean-François Coppé fasse à son corps défendant (si on peut dire) la promotion de « Tous à poil », un autre membre illustre de l’UMP fit de « La Princesse de Clèves » un succès de librairie. En février 2006, Nicolas Sarkozy disait à des fonctionnaires : « L’autre jour, je m’amusais, on s’amuse comme on peut, à regarder le programme du concours d’attaché d’administration. Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d’interroger les concurrents sur “La Princesse de Clèves”. Je ne sais pas si cela vous est souvent arrivé de demander à la guichetière ce qu’elle pensait de “La Princesse de Clèves”… Imaginez un peu le spectacle ! » Continuer la lecture de « La Princesse de Clèves, Sarkozy et Ida »