Beauté des femmes âgées

100725_.1280041381.jpg

Le National Theatre de Londres présente une exposition photographique intitulée « Infinite Variety » consacrée à des portraits de femmes âgées. Dans The Guardian, la journaliste Sarah Churchwell remarque que l’usage de femmes âgées comme modèle est très bien, si ce n’est qu’elles n’ont pas l’air du tout de femmes âgées.

L’exposition au National Theatre cite Harriet Beecher Stowe : « tant a été dit et chanté sur les belles jeunes filles. Pourquoi nul ne s’éveille-t-il à la beauté des vieilles femmes ? » « Dans ces jours d’obsession avec la jeunesse, où seule la jeune beauté semble appréciée, les signes de l’empiètement de l’âge sont détestés comme des rappels d’un processus de délabrement final. Mais les femmes âgées ne peuvent pas être aussi belles que les jeunes, alors pourquoi essayer ?

Pourquoi ne pas célébrer les gains en profondeur, en personnalité et en individualité que l’on sacrifie au lustre superficiel de la jeunesse ? Pourquoi ne pas apprendre à aimer les lignes de couleur grise et argentée, délicatement dessinées à l’eau forte ? Organisée par l’actrice Harriet Walter, cette exposition célèbre la beauté du visage de la femme vieillissante. »

Dans un article de The Guardian publié le 24 juillet, Sarah Churchwell écrit qu’il semble que les femmes plus âgées sont enfin célébrées dans notre société, ou du moins c’est ce qu’on nous dit. Elle cite Jane Fonda (72 ans), Sharon Stone (52 ans), Madonna (51 ans) ou Elle MacPherson (47 ans) qui ont signé des contrats avec des marques de mode ou de cosmétiques.

 « Mais avant de déboucher le champagne, admettons quelque chose d’évident. Le fait est que toutes ces femmes semblent au moins 20 ou 30 ans plus jeunes que leur âge, particulièrement en photo. Dans sa campagne pour Dior, Sharon Stone semble magnifique, bien sûr, – mais elle ressemble aussi plutôt à un dessin animé japonais d’elle-même il y a 30 ans. Les « photographies » sont si retouchées qu’elles tiennent plus de la peinture : il n’y a pas une ride, pas un soupçon de pli de la bouche et certainement pas un cheveu gris. Sean Connery n’avait pas seulement les cheveux gris, mais il était chauve quant il séduisait Catherine Zeta-Jones dans Haute Voltige il y a dix ans : et on le considérait encore comme sexy.

Si Sharon Stone avait des cheveux gris (ou rares !) et faisait la promotion de Dior, cela pourrait ressembler à une évolution de nos attitudes à l’égard des femmes plus âgées – si non une révolution. Mais j’accepterais une ride, un pli, un simple signe d’une vie vraiment vécue, comme preuve que nous trouvons maintenant les femmes plus âgées attractives. La plupart du temps, nous ne le faisons pas : nous demandons simplement qu’elles ressemblent à des femmes plus jeunes. »

Photo de l’exposition Infinite Variety par Jill Kennington. Référence de l’article de Sarah Churchwell : http://www.guardian.co.uk/lifeandstyle/2010/jul/24/madonna-and-other-mothers-id-like-to

Summer Party

100724_shendish_manor_summer_party.1279958668.jpg

Le Social Committee de la succursale britannique de notre entreprise a organisé sa sortie estivale dans un manoir aux environs de Watford.

Le séminaire de juin était un temps fort de l’entreprise en Espagne. Tout le personnel se retrouvait le vendredi dans un hôtel de loisir dans la région de Madrid pour un après-midi de travail ; le soir étaient organisés un dîner placé, des jeux et une piste de danse ; le samedi matin étais consacré à des activités de plein air par équipes. C’était un exercice de management, gratuit et obligatoire où la fête et la rencontre personnelle avaient toute leur place. J’en revenais chaque fois enthousiaste et plein d’énergie.

Le Social Committee (équivalent du comité d’entreprise dans son rôle de gestion des œuvres sociales) a invité les collaborateurs de l’entreprise, leurs « partenaires » et leurs enfants à un barbecue au manoir de Shendish, non loin de Watford. La participation a été fixée à £8 par collaborateur, £10 par partenaire, £4 par enfant jusqu’à 16 ans, gratuit pour les enfants jusqu’à 3 ans. Nous sommes environ 40 collaborateurs à participer, un quart de notre effectif, et il y  autant de « partenaires » et d’enfants. Des tables ont été installées sur la pelouse du manoir. Chaque participant est pourvu de bons de consommation au bar. Un orchestre de 4 garçons, trois guitares et une batterie, interprètent avec brio des chansons à succès, en commençant par celles des Beatles. Dehors a été placé un château de boudins pneumatiques. Un petit garçon d’environ 5 ans me prend par la main, m’explique les consignes, attend que je me sois déchaussé et m’entraîne ; je ne tarde pas à me trouver allongé, plusieurs enfants s’acharnant à me maintenir dans cette position.

L’ambiance est festive et décontractée. J’apprécie l’occasion qui m’est offerte de parler avec des collaborateurs avec qui j’ai peu de relation professionnelle directe et de les rencontrer avec ceux qu’ils aiment. L’entreprise fait vivre des familles. Il est bon d’en prendre conscience émotionnellement.

Photo : Shendish Manor, à Kings Langley, Hertfordshire

My Hamlet

100723_my_hamlet.1279877873.jpg

Le Palace Theatre de Watford vient de présenter « My Hamlet », une interprétation originale de la pièce de Shakespeare en association avec le Fingers Theatre de Tbilissi (Géorgie).

La pièce « My Hamlet » est programmée au Fringe Festival d’Edimbourg (festival parallèle) du 5 au 29 août et est produite à Watford en avant-première Une femme de ménage (Linda Marlowe) nettoie la scène d’un théâtre où vient de se jouer Hamlet. La tête pleine du texte de Shakespeare, elle décide de jouer seule, et pour elle seule, « son » Hamlet. Elle se trouve entourée de marionnettes des personnages auxquels tour à tour elle prête sa voix.

Le décor est minimal : un cadre sert de miroir et de scène de marionnettes ; les tiroirs d’un buffet sont tour à tour les meubles du palais d’Hamlet et des cercueils. L’éclairage et la musique accentuent les phases du drame. Par moments, la récitante est seule en scène. Des doigts costumés se glissent subrepticement et prennent part à l’action. Ils sont animés par des marionnettistes vêtus de sombre et gantés qui se trouvent physiquement sur la scène mais sont quasiment transparents.

Linda Marlowe comptait déjà Hamlet à son répertoire. Dans cette version condensée et monologuée, elle est impressionnante.

Photo de la pièce « My Hamlet »

Viol par supercherie

100723_mur_israel_palestine.1279877481.jpg

Dans son numéro du 21 juillet, le quotidien The Guardian publie un article sur la condamnation d’un jeune arabe par un tribunal israélien pour « viol par supercherie ».

Signé de Jérusalem par Jo Adetujni et Harriet Sherwood, l’article relate la condamnation à 18 mois de prison pour « viol par supercherie » de Sabbar Kashur, 30 ans, un arabe de Jérusalem Est. En septembre 2008, il avait abordé une jeune femme en se présentant comme un célibataire juif à la recherche d’une relation sérieuse. Les deux eurent ensuite une relation sexuelle consensuelle.

Ayant appris que Sabbar était arabe et non juif, la jeune femme porta plainte pour viol et attaque indécente. La plainte fut ensuite requalifiée en viol par supercherie. « Lisant le verdict, Tzvi Segal, l’un des trois juges de l’affaire, reconnut que le sexe avait été consensuel, mais dit que bien qu’il ne s’agît pas d’un viol classique par la force, la jeune femme n’aurait pas consenti si elle n’avait pas cru que Kashur était juif ».

L’article rapporte la réaction de Gideon Levy, un commentateur libéral, qui demandait au juge ce qui ce serait passé si l’homme avait été juif et la femme arabe.

Texte de l’article : www.guardian.co.uk/world/2010/jul/21/arab-guilty-rape-consensual-sex-jew. Photo : le mur de séparation entre Israël et la Palestine, http://enpalestine.info/