Mes bonnes, mes pauvres, mes chères sœurs

La visite commentée du château de Cadillac sur Garonne et de l’église Saint-Martin toute proche nous a fait découvrir un personnage attachant : Alcide Vital Lataste, devenu frère Jean-Joseph chez les Dominicains. Il a été surnommé « l’apôtre des prisonniers ».

 Transhumances a rendu compte de l’exposition « Effacées, l’enfermement au féminin au château de Cadillac, 1822-1951 ». La direction du château propose des visites guidées faisant revivre la longue histoire pénitentiaire de ce lieu. Chacune des pièces, aujourd’hui décorées de tapisseries, de sculptures et de peintures du dix-septième siècle, est replacée dans le contexte carcéral de la maison de force et de correction et de l’école de préservation que fut le château aux dix-neuvième et vingtième siècles. Continuer la lecture de « Mes bonnes, mes pauvres, mes chères sœurs »

Nommer le vivant, dire le monde

Le musée d’ethnographie de la ville de Bordeaux, rouvert récemment, présente une exposition intitulée « nommer le vivant, dire le monde ».

Ce tout petit musée, situé dans un bâtiment de l’Université Bordeaux Victoire, a été créé en 1894. Son histoire est liée à la faculté de médecine, qui formait des médecins de marine. Ils parcouraient le monde entier et lui apportaient des objets des objets caractéristiques des peuples rencontrés. Le musée n’expose pas sa collection permanente, mais propose des expositions temporaires en écho aux recherches scientifiques. Continuer la lecture de « Nommer le vivant, dire le monde »

Mon coeur à l’étroit

« Mon cœur à l’étroit », roman de Marie Ndiaye (2007) se présente comme un conte fantastique dans lequel les humains, la nourriture et la ville elle-même se liguent pour punir les protagonistes d’un crime originel.

Nadia et Ange, la cinquantaine, formaient un couple heureux, appréciés par leurs voisins d’appartement bordelais dans la très chic rue de l’Esprit des Lois, reconnus comme d’excellents enseignants dans l’école où tous deux exerçaient. Continuer la lecture de « Mon coeur à l’étroit »