France 5 a récemment diffusé, dans la série la Science Grand Format, un documentaire de Sarah Laîné et Thomas Risch intitulé « le monde extraordinaire des champignons ».
Ma connaissance des champignons se limitait à la gastronomie et aux mycoses. Ce documentaire m’a ouvert un monde véritablement extraordinaire, et d’abord souterrain.
Les champignons que l’on observe en forêt sont en réalité connectés à un réseau de fibres microscopiques qui échangent des nutriments avec les racines des arbres, au point que la survie de ceux-ci dépend largement de ce réseau, le mycélium. Dans le reportage, on parle des champignons comme les « architectes du vivant », même si tous ne sont pas bénéfiques : certains d’entre eux sont des tueurs.
Ce sont des champignons qui, en forêt, dépècent les arbres morts et les transforment en terreau nourricier pour les arbres jeunes. Des champignons découpent le plastique et s’en font un aliment : des scientifiques étudient la possibilité de les utiliser comme dépolluants.
Certains champignons s’assemblent en formant des structures solides. La Nasa étudie la possibilité de recourir à eux pour construire sur place des habitats pour la future station permanente sur la lune, économisant ainsi le transport de structures depuis la terre.
L’échange de nutriments entre le mycélium et une plante ouvre une piste féconde en agronomie : des chercheurs ont démontré que cette association renforce la résistance des pieds de riz aux maladies et accroît leur fertilité..
Le reportage suit un mycologue dans les Vosges. Il emmène aussi le téléspectateur aux États-Unis, au Royaume Uni, dans le Haut-Adige (sur les traces de la momie Ötzi), en Suisse et en Chine. Les chercheurs chinois y sont très présents, alors que beaucoup de documentaires scientifiques se cantonnent aux universités et aux laboratoires occidentaux.

