Chers parents

Adapté d’une pièce de théâtre à succès et mis en scène par l’un de ses auteurs, Emmanuel Patron, le film « Chers parents » est une comédie grinçante sur la vie de famille à l’épreuve de l’argent.

Vincent (André Dussolier) et Jeanne (Miou-Miou), retraités de l’enseignement, vivent sobrement dans un joli mas en Provence. Lorsqu’ils appellent d’urgence leurs enfants Pierre (Arnaud Ducret), Louise (Pauline Clément) et Jules (Thomas Solivérès) pour leur communiquer une décision importante, ceux-ci s’attendent au pire. N’auraient-ils pas décidé d’en finir ensemble avec la vie ? Leur angoisse est à son comble quand leurs parents leur annoncent qu’ils vont partir ensemble… Continuer la lecture de « Chers parents »

Le souper d’Emmaüs selon le Caravage

Parmi les merveilles de la National Gallery à Londres, un tableau m’a particulièrement frappé : Le souper d’Emmaüs, peint par Michelangelo Merisi de Caravaggio (le Caravage) en 1601.

Il se réfère à un épisode troublant de l’Évangile de Luc. Trois jours après sa mort, deux disciples de Jésus sont en chemin entre Jérusalem et le village d’Emmaüs. Un homme s’approche d’eux, fait route avec eux. En chemin, il apprend qu’ils sont consternés parce ce que le prophète puissant en œuvres et en paroles qu’ils suivaient a été crucifié. Continuer la lecture de « Le souper d’Emmaüs selon le Caravage »

Les rayons et les ombres

Dans « les rayons et les ombres », Xavier Giannoli donne à voir l’enchaînement de circonstances qui transforma Jean Luchaire de militant socialiste pacifiste après la première guerre mondiale, en figure de la collaboration pendant la seconde ; et sa fille Corinne, d’un espoir du cinéma français en une icône déchue, frappée d’indignité nationale.

Né en 1901, Jean Luchaire (Jean Dujardin) milite à la fin des années 1920 dans les milieux pacifistes partisans d’une réconciliation franco-allemande. Il est journaliste ; dans le combat pacifiste, il se lie d’une solide amitié avec Otto Abetz (August Diehl), un Allemand, professeur de dessin et profondément francophile. Leur mot d’ordre : plus jamais ça ! Il faut coûte que coûte éviter que se renouvellent les horreurs de la grande guerre. Continuer la lecture de « Les rayons et les ombres »

I’m sorry Prime Minister

Le théâtre Apollo de Londres programme actuellement « I’m sorry, Prime Minister », pièce écrite et mise en scène par Jonathan Lynn. Elle se présente comme le dernier chapitre de la série « Yes, Minister », puis « Yes, Prime Minister », diffusée par la BBC à partir de 1980.

Le ressort comique de la série, coécrite par Jonathan Lynn et Anthony Jay (décédé il y a dix ans), repose sur le conflit entre les hauts fonctionnaires, qui croient qu’ils sont nécessaires pour protéger les institutions et l’intérêt national à long terme, et les politiciens élus, que les premiers considèrent comme des bouffeurs de votes prêts à faire n’importe quoi pour gagner des voix à court terme. Continuer la lecture de « I’m sorry Prime Minister »