Vivaldi et moi

Dans son film « Vivaldi et moi », Damiano Michieletto raconte le rêve brisé et l’émancipation malgré tout d’une pensionnaire d’un hospice de pitié à Venise, repérée par Antonio Vivaldi.

À vrai dire, le titre Italien du film, Primavera (Printemps) est plus adéquat que son équivalent français, qui semble pointer vers un biopic du violoniste et compositeur Antonio Vivaldi (1678 – 1741). Le personnage principal est Cecilia (Tecla Insolia). Elle a été abandonnée à sa naissance et confiée à l’Ospedale della Pietà. Elle a maintenant une vingtaine d’années, l’âge de se marier. Continuer la lecture de « Vivaldi et moi »

Chronique d’étonnement n°107

Je souhaite partager dans « transhumances » ce qui m’a étonné, dans ma vie personnelle comme dans l’actualité.

Dans cet article, je parviens encore à m’étonner du cynisme du président des États-Unis ; j’admire le courage de responsables israéliens dénonçant les exactions commises par des colons contre des Palestiniens, avec la complicité, voire la participation, de forces de sécurité ; j’apprends la démission du gouvernement italien du sous-secrétaire d’État à la Justice, proche de milieux mafieux ; je m’étonne de la vague numérique à Londres ; enfin, la transformation de la maison d’arrêt de Béziers en hôtel éveille ma curiosité. Continuer la lecture de « Chronique d’étonnement n°107 »

Fuori

Dans son film « Fuori », le réalisateur Mario Martone raconte quelques mois de la vie de l’écrivaine Goliarda Sapienza (1924 – 1996), après sa libération de prison en 1980.

« Transhumances » a récemment rendu compte du récit, par Goliarda Sapienza, de son séjour dans la prison romaine de Rebibbia à la suite d’un vol de bijoux pendant une soirée mondaine. Sortie de prison, Goliarda (Valeria Golino) se trouve isolée. Le roman sur lequel elle a travaillé pendant des années, L’Art de la Joie, n’a pas trouvé d’éditeur. Elle cherche à se faire employer comme femme de ménage, mais elle n’a ni l’âge ni l’expérience pour cela. Continuer la lecture de « Fuori »

L’université de la prison romaine de Rebibbia

Dans « L’università di Rebibbia », Goliarda Sapienza raconte avec passion et humour son séjour au quartier femmes de la prison romaine de Rebibbia en 1980 où elle avait été enfermée à la suite d’un vol de bijoux. Ce récit autobiographique, publié en Italie en 1983, a été traduit en français par Nathalie Castagné en 2013 aux Éditions Le Tripode. Les citations incluses dans cet article ont été traduites par l’auteur de Transhumances.

 La prison de Rebibbia où Goliarda a été incarcérée en 1980 ne ressemblait pas aux maisons d’arrêt françaises. En France, le système pénitentiaire cherche à isoler le plus possible les personnes détenues, à les maintenir dans une cellule, idéalement seules dans un tout petit espace. À Rebibbia, une fois passé le glacial « cheminement d’immersion dans la peine » des premiers jours,  les pièces sont ouvertes. Lors des fêtes entre détenues, on consomme le vin et la bière qu’on a cantinés. Continuer la lecture de « L’université de la prison romaine de Rebibbia »