L’être aimé

Dans « l’être aimé » (El ser querido), le réalisateur Rodrigo Sorogoyen met en scène les retrouvailles d’un père cinéaste et de la fille qu’il a négligée pendant des années, par la médiation du cinéma.

La première scène du film est un plan-séquence d’une dizaine de minutes. Un homme d’environ 55 ans rencontre dans un bar une femme d’environ 35 ans. Ils ne se sont pas vus depuis 13 ans. La caméra filme de près les visages. La gêne est palpable. Comment vas-tu ? Bien… mais on sent bien que ça ne va pas si bien que cela, pour l’un comme pour l’autre. Continuer la lecture de « L’être aimé »

Les sorcières de Zugarramurdi

Dans le village navarrais de Zugarramurdi, on visite un musée des sorcières et la grotte où celles-ci étaient censées pratiquer leurs messes noires.

Zugarramurdi est un paisible village pyrénéen, à quelques kilomètres de la frontière française. De 1608 à 1614, il fut le théâtre d’une chasse aux sorcières menée par l’Inquisition : plusieurs personnes furent brûlées vives, mais les procédures engagées contre cinq mille suspects furent abandonnées. Ce fut le dernier grand procès de l’Inquisition en Espagne. Continuer la lecture de « Les sorcières de Zugarramurdi »

Le musée national des douanes

Le musée national des douanes, place de la Bourse à Bordeaux, propose un parcours intéressant sur l’histoire d’une administration que tout le monde croit connaître, mais qui ne cesse d’évoluer.

Bordeaux a longtemps figuré parmi les ports des plus importants de France. Il n’est pas surprenant que la direction générale des douanes y ait établi son siège. Elle occupe l’Hôtel de la Ferme générale, construit entre 1935 et 1538. L’institution était une compagnie privée qui percevait sous l’Ancien Régime les taxes pour le compte du roi. Le musée a été établi en 1984 au rez-de-chaussée du bâtiment, et rénové en 2025. Continuer la lecture de « Le musée national des douanes »

Les trésors oubliés de la médecine arabe

Arte TV a récemment diffusé un documentaire de Mathieu Schwartz et Anaïs Van Ditzhuyzen intitulé « les trésors oubliés de la médecine arabe ». Une équipe de microbiologistes de Strasbourg est partie à la recherche de remèdes inventés et expérimentés par des médecins arabes entre le huitième et le treizième siècles, qui pourraient inspirer la création de médicaments efficaces contre des bactéries résistantes aux antibiotiques.

À Strasbourg, une équipe du CNRS animée par Pierre Fechter recherche de nouveaux médicaments qui permettront de lutter contre des infections lorsque les bactéries auront réussi à muter de telle sorte qu’elles se rendront immunes aux antibiotiques. Leur intuition : que des remèdes mis au point par les médecins pendant l’âge d’or de la civilisation arabe puissent être efficaces là où les antibiotiques ne le sont plus. Continuer la lecture de « Les trésors oubliés de la médecine arabe »