Fouad Elkoury par Fouad

LCP, la chaîne parlementaire, a récemment diffusé « Fouad Elkoury par Fouad », réalisé par Kamy Pakdel en 2023. Le photographe franco-libanais, né en 1952, raconte sa vie en redécouvrant les clichés qu’il a pris en un demi-siècle de carrière.

La vie de Fouad Elkoury est marquée par les désastres qui ont frappé, et frappent encore, le Liban : la guerre civile (1975 – 1990), l’invasion israélienne et l’exil de Yasser Arafat, l’explosion dans le port de Beyrouth (2020). Ce dernier événement a eu une conséquence directe pour Elkoury : la destruction de sa maison, la décision de vivre dans la montagne du Liban avec un chien adopté et de ne plus photographier d’humains. Continuer la lecture de « Fouad Elkoury par Fouad »

Le tableau volé

Arte TV a récemment diffusé « Le tableau volé », film de Pascal Bonitzer (2024) qui emmène le spectateur dans le marché de l’art et les salles des ventes.

Le film s’inspire d’un fait réel. Dans les années 2000, à Mulhouse, un jeune ouvrier découvre dans sa maison un tableau qu’il a la bonne idée de faire expertiser. Il s’agit des « tournesols » d’Egon Schiele, œuvre qui avait disparu dans la tourmente de la seconde guerre mondiale. Continuer la lecture de « Le tableau volé »

Le souper d’Emmaüs selon le Caravage

Parmi les merveilles de la National Gallery à Londres, un tableau m’a particulièrement frappé : Le souper d’Emmaüs, peint par Michelangelo Merisi de Caravaggio (le Caravage) en 1601.

Il se réfère à un épisode troublant de l’Évangile de Luc. Trois jours après sa mort, deux disciples de Jésus sont en chemin entre Jérusalem et le village d’Emmaüs. Un homme s’approche d’eux, fait route avec eux. En chemin, il apprend qu’ils sont consternés parce ce que le prophète puissant en œuvres et en paroles qu’ils suivaient a été crucifié. Continuer la lecture de « Le souper d’Emmaüs selon le Caravage »

Sculpture médiévale et peinture moderne

La Cité de l’architecture et du patrimoine du Palais de Chaillot, à Paris, présente jusqu’au 8 mars 2026 une exposition de Fabienne Verdier intitulée « Mute », silencieuse.

Le récit par Fabienne Verdier de ses années d’apprentissage de la calligraphie en Chine s’intitule « Passagère du silence ». « Le calligraphe, écrit-elle est un nomade, un passager du silence, un funambule. Il aime l’errance intuitive sur les territoires infinis (…) Il est animé par le désir de donner un goût d’éternité à l’éphémère (…) On se rend compte que derrière le vide apparent du silence, la vie grouille de toutes parts et c’est alors, avec pudeur et émerveillement, qu’on saisit la pensée poétique. » Continuer la lecture de « Sculpture médiévale et peinture moderne »