Le musée national des douanes, place de la Bourse à Bordeaux, propose un parcours intéressant sur l’histoire d’une administration que tout le monde croit connaître, mais qui ne cesse d’évoluer.
Bordeaux a longtemps figuré parmi les ports des plus importants de France. Il n’est pas surprenant que la direction générale des douanes y ait établi son siège. Elle occupe l’Hôtel de la Ferme générale, construit entre 1935 et 1538. L’institution était une compagnie privée qui percevait sous l’Ancien Régime les taxes pour le compte du roi. Le musée a été établi en 1984 au rez-de-chaussée du bâtiment, et rénové en 2025.
Le parcours proposé au visiteur est principalement historique. Il commence par l’étatisation de la perception des impôts et des taxes à la suite de la Révolution française. L’administration des douanes a été chargée de la surveillance des frontières et de la perception des droits sur les produits importés.
Un tableau de Claude Monet, « Cabane des douaniers, effet d’après-midi », illustre cette activité traditionnelle, avec le jeu classique du chat et de la souris entre douaniers et contrebandiers. L’ouverture du marché européen en 1993 a allégé la charge de travail aux frontières. Le retour de la frontière avec la Grande-Bretagne à la suite du Brexit et les oukases du président Donald Trump montrent combien les droits de douane impactent les échanges internationaux.
Depuis quelques décennies, d’autres priorités sont apparues : la lutte contre le trafic d’objets illicites, au premier rang desquels les stupéfiants, mais aussi les objets d’art ou les espèces menacées ; et aussi la traque aux contrefaçons.
Les uniformes des douaniers et leurs outils de travail ont changé au long des deux siècles de leur administration. C’est un voyage dans l’histoire que propose le musée.

