Le colonel Chabert

Le roman de Javier Marías, Los Enamoramientos, m’a donné envie de lire « le colonel Chabert », écrit par Balzac en 1832 et publié sous sa forme définitive en 1844.

 Un thème récurrent de l’œuvre de Javier Marías est l’attitude des vivants à l’égard des morts, entre deuil, remords et oubli. Il est fasciné par le personnage du colonel Chabert, donné pour mort après une charge héroïque à la bataille d’Eylau en 1807, miraculeusement rescapé et revenu à Paris dix ans plus tard pour récupérer sa femme et sa fortune. Chabert interroge Rosine, sa femme, remariée en son absence, devenue Comtesse Ferraud et mère de deux enfants : « Les morts ont donc bien tort de revenir ? » Continuer la lecture de « Le colonel Chabert »

La Maison Goupil et l’Italie

La Galerie des Beaux Arts de Bordeaux présente jusqu’au 2 février une exposition intitulée « la Maison Goupil  et l’Italie, le succès des peintres italiens à Paris au temps de l’Impressionnisme ».

 Les hasards de l’histoire font que la Ville de Bordeaux est propriétaire d’un important fonds provenant d’une galerie d’art, la Maison Goupil, fondée par Adolphe Goupil (1806 – 1893). L’exposition « La Maison Goupil et l’Italie » présente une petite partie des collections, relative à des peintres italiens actifs à la fin du dix-neuvième siècle et au début de vingtième. Elle a eu pour cadre le palais Roverella de Rovigo au printemps 2013 avant de venir à Bordeaux à l’automne. Continuer la lecture de « La Maison Goupil et l’Italie »

Tel père tel fils

« Tel père tel fils », film du réalisateur japonais Hirokazu Kore-eda, nous invite à réfléchir sur la filiation, biologique et affective.

 Deux bébés sont échangés à la naissance. Ils sont élevés dans une autre famille. L’une de ces familles est aisée et traditionnelle, l’autre pauvre. Quelques années plus tard, la vérité éclate et, avec elle, la question de quelle est la « vraie » famille des enfants. Continuer la lecture de « Tel père tel fils »

Mystérieuse hamza

La hamza (ء) est l’une des lettres de l’alphabet arabe. Mais elle a un statut à part qui la rend mystérieuse et poétique.

 Tout commence par une équivoque. Dans l’alphabet, c’est alif (ا) la première lettre. Mais comme aucun mot ne peut commencer par alif, c’est une autre lettre que l’on trouve d’abord dans le dictionnaire. Et cette lettre s’appelle hamza. Mais comme elle est timide, elle se camoufle dans la forme massive du alif, prenant la forme d’un petit galurin facétieux. Continuer la lecture de « Mystérieuse hamza »