Rock the Casbah

« Rock the Casbah », film de Laïla Marrakchi, raconte avec humour les funérailles d’un grand bourgeois de Tanger et le dévoilement d’un secret de famille.

 Moulay Hassan (Omar Sharif) assiste amusé aux trois jours de deuil qui rassemblent dans sa grande maison les membres de sa famille. Il y a là la mère, Aicha (Hiam Abbass) et ses trois filles : Miriam (Nadine Labaki, la réalisatrice et actrice de « et maintenant on va où ? ») et Keniza (Lubina Azabel), qui mènent toutes deux au Maroc des vies rangées, mais aussi frustrées ; et également Sofia (Morjana Alaoui), venue de Hollywood avec son petit garçon. Continuer la lecture de « Rock the Casbah »

Cinq ans de crise financière

Les journaux ont largement évoqué le cinquième anniversaire de la faillite de Lehman Brothers, le 15 septembre 2008, qui plaça le système financier mondial au bord de la rupture. La crise financière est-elle derrière nous ?

 La réponse est négative : nous sommes encore dans la crise financière. Les banques centrales continuent à injecter des milliards de dollars dans le système bancaire et à prêter aux banques à des taux proches de zéro, qui ne reflètent pas le rendement attendu des investissements dans l’économie réelle. Le malade, l’économie mondiale, vit toujours sous une dose massive de tranquillisants. Est-il sur la voie de la convalescence ? Continuer la lecture de « Cinq ans de crise financière »

Né quelque part

« Né quelque part », premier film de Mohamed Hamidi, porte un regard juste sur une famille algérienne que sépare la Méditerranée.

 Farid (Tewfik Jallab) est un français, étudiant en droit, dont la petite amie, Audrey, est une jeune avocate française. De l’Algérie, pays de ses parents, il ne sait presque rien. Il comprend l’arabe, pour l’entendre parler dans l’appartement familial, mais il ne le pratique pas lui-même. Continuer la lecture de « Né quelque part »

Liberté, j’écris ton nom

Le célèbre poème écrit en 1942 par Paul Éluard, « liberté, j’écris ton nom », prend pour moi une signification particulière depuis que je visite des personnes détenues.

 J’apprends à savourer chacun des moments de ma liberté en prenant conscience de ce qu’ils pourraient ne pas exister. Il y a certes d’autre privations de liberté que celles de la maison d’arrêt : la grande pauvreté, la grave maladie ou encore la dépression. Mais lors de mes visites hebdomadaires à des prisonniers, je mesure ma chance de vivre libre. Continuer la lecture de « Liberté, j’écris ton nom »