Le London Eye fête ses dix ans

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 Le London Eye, l’immense grande roue installée au bord de la Tamise à Londres, fête ses dix ans.

Le London Eye a été inauguré le 9 mars 2000 pour la célébration du millénium. Haut de 135 mètres, pesant 2.100 tonnes, il a opéré 45.000 révolutions, emporté 36 millions de passagers et servi de site à 433 mariages en dix ans.

La vue qu’il offre de Londres, de Westminster à la City, est magnifique. Prévu initialement pour fonctionner cinq ans, il devrait durer au moins jusqu’en 2025. On peut penser que l’attendra alors le sort de la Tour Eiffel, et qu’il sera très difficile de démonter ce monument qui fait d’ores et déjà partie de l’identité londonienne.

(Photo « transhumances » : le London Eye depuis une cabine)

Quand j’étais chanteur

La chaîne de télévision culturelle britannique BBC Four a programmé récemment, une fois n’est pas coutume, un film français : « quand j’étais chanteur », de Xavier Giannoli (2006), avec Gérard Depardieu et Cécile de France.

Un artiste vieilli, crooner de bals et de maisons de retraite, tombe amoureux d’une jeune femme de trente ans sa cadette. Alain Moreau (Gérard Depardieu) est las de la routine mille fois répétée, las de voir depuis la scène les couples se faire et se défaire, las de sa relation pas claire avec Michèle, qui partagea sa vie comme amante et la partage aujourd’hui comme son manager. Marion (Cécile de France) est sous le coup d’une rupture, au désespoir de ne pouvoir s’occuper correctement de son jeune fils Martin. Continuer la lecture de « Quand j’étais chanteur »

Paul Nash

  

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La Dullwich Picture Gallery, dans la banlieue sud de Londres, propose une exposition intitulée « Paul Nash, les éléments ».

La galerie de peinture Dullwich a été construite par l’architecte John Sloane en 1811 pour accueillir une collection permanente de peintures de grands maîtres européens des dix-septième et dix-huitième siècles. On y trouve des Murillo, des Rubens, des Rembrandt entre autres.

La galerie accueille jusqu’au 9 mai une exposition consacrée à l’un des plus grands peintres paysagers britanniques, Paul Nash (1889 – 1946). Le magazine Time Out lui a consacré un bel article signé par Ossian Ward (http://www.timeout.com/london/art/event/79655/paul-nash).

Paul Nash a été peintre officiel pendant les deux guerres mondiales. L’une des ses peintures, « nous fabriquons un nouveau monde », évoque l’horreur du champ de bataille d’Ypres, avec ses arbres déchiquetés se découpant dans un paysage sombre et glauque. L’inspiration est proche de celle d’Otto Dix. Quelque vingt cinq ans plus tard, « Totes Meer », Mer Morte, représente un cimetière de bombardiers allemands abattus par l’artillerie britannique par un clair de lune, et de l’amas de ferrailles c’est une impression de calme qui se déprend.

Bien que ne s’étant jamais assumé comme surréaliste, l’œuvre de Nash entre les deux guerres subit leur influence. Il y a, dit Ossian Ward, d’étranges vues intérieures / extérieures montrant le plafond comme ciel, les murs comme forêt et le sol comme mer, visions par Nash de paysages disjoints situés derrière lui et reflétés par un miroir.

J’ai en particulier aimé l’une des dernières de ses toiles, « Paysage de l’équinoxe d’hiver », daté de 1943. C’est elle qui illustre cet article (source Time Out).

Santo subito?

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La béatification de Jean-Paul II, officieusement prévue pour octobre, pourrait être retardée sine die. Le miracle attendu par les partisans de sa canonisation immédiate (« Santo Subito ») se fait attendre.

Un miracle est nécessaire pour avancer sur la voie de la béatification puis de la canonisation. Dans l’édition du 6 mars du quotidien britannique The Guardian, John Hooper indique que le miracle de la guérison de la religieuse française Sœur Marie Simon-Pierre par l’intercession du défunt pape Jean Paul II en 2007 pourrait ne pas être retenu dans le procès canonique le concernant. Citant le journal polonais Rzeczpospolita, le quotidien indique en effet que la religieuse pourrait avoir été atteinte non du Parkinson mais d’une maladie nerveuse similaire et différente, susceptible de rémissions alors que le Parkinson est incurable. De plus, âgée de 49 ans, elle aurait fait une rechute de la même maladie.

On conçoit la frustration des partisans du « Santo Subito ». Jean Paul II a fait béatifier l’auteur du Syllabus, Pie IX, en 2000, et canoniser le fondateur de l’Opus Dei José María Escriva de Balaguer en 2002. N’a-t-il pas été désigné, en 2000, comme l’objet de la troisième révélation de la Vierge à Fatima ? Défenseur intransigeant de la Doctrine, n’a-t-il pas droit à sa place au Panthéon des saints catholiques ? Il semble que les médecins, ou la Providence, fassent de la résistance.

(Photo : Vatican).