Les réfugiés se sentent bienvenus en Grande Bretagne

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Selon un sondage effectué par l’Institut de sondage Ipsos Mori, la majorité des réfugiés et demandeurs d’asile ont le sentiment d’être bien accueillis par le Britannique moyen.

Un article du quotidien britannique The Guardian publié le 14 juin révèle les résultats d’une enquête commandée à Ipsos Mori par l’ONG Refugee Action et menée auprès de 327 demandeurs d’asile ou réfugiés. Ce qui leur plait le plus dans la vie en Grande Bretagne ce sont les gens, le football, la société multiculturelle et la télévision.

Lorsqu’on leur demande quelles caractéristiques représentent selon eux le mieux le peuple britannique, les réponses qui reviennent le plus souvent sont « amical », « poli » et « obsédé de football ». Un quart des personnes interrogées voient aussi les Britanniques comme « travailleurs » et « gentils », avec seulement 10% qui les décrivent comme « réservés » ou « râleurs ».

Les réfugiés disent que ce qu’ils apprécient le plus dans la vie en Grande Bretagne, ces sont les droits humains et la liberté d’expression, avec une société sûre solidement en troisième position.

La moitié des personnes interrogées disent qu’elles ont pour la Reine une grande admiration. Curieusement, la Princesse Diana est presque autant admirée, avec David Beckham de très près le troisième.

Ce sondage aux résultats plutôt optimistes donne le coup d’envoi de la semaine des réfugiés en Grande Bretagne.

Photo : réfugiés ouzbeks, juin 2010. Texte de l’article : http://www.guardian.co.uk/uk/2010/jun/14/refugees-asylum-survey-uk

Justice pour les victimes du Bloody Sunday

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Encore une fois, le caricaturiste Steve Bell a su mettre en scène un moment historique : justice vient d’être rendue aux victimes du « Bloody Sunday », le massacre par l’armée britannique de participants à une marche pacifique à Derry, en Irlande du Nord, le 30 janvier 1972.

Le 15 juin, le Premier Ministre britannique David Cameron a révélé le rapport de Lord Saville sur le Bloody Sunday. Commandée il y a 12 ans par Tony Blair, l’enquête a été critiquée tant par sa durée que par son coût, 195 millions de livres. Mais sans doute fallait-il qu’il en fut ainsi pour que Cameron puisse dire, sans être contredit : « je ne veux jamais croire quoi que ce soit de mal à propos de notre pays. Mais les conclusions sont absolument claires. Il n’y a pas de doute. Il n’y a rien d’équivoque. Il n’y a pas d’ambigüités. Ce qui c’est passé le jour du Bloody Sunday fut à la fois injustifié et injustifiable. Ce fut erroné. »

Les parachutistes tirèrent sur des hommes sans armes, parfois dans le dos alors qu’ils fuyaient ou secouraient les blessés. Ils mentirent aux enquêteurs.

A Derry, le discours du Premier Ministre fut reçu sans triomphalisme mais avec le sentiment que justice avait, enfin, été rendue.

Illustration : caricature de Steve Bell parue le 16 juin dans « The Guardian ».

The Ghost Writer

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Le dernier film de Roman Polanski, The Ghost Writer, est un excellent thriller qui fait écho à l’actualité de la Grande Bretagne.

La première scène de « The Ghost Writer » donne froid dans le dos. Un ferry arrive au port, de nuit sous une pluie épaisse. L’équipage s’active à faire débarquer les véhicules, mais un 4×4 BMW reste sur le pont sans passager. On découvrira plus tard son conducteur noyé rejeté par la mer sur une plage de l’île. On saura que cette île est située au large de Boston et qu’elle sert de refuge à Adam Lang, ancien premier ministre de Grande Bretagne.

Adam Lang est l’objet de manifestations incessantes d’opposants à la guerre d’Irak. Il est maintenant menacé de poursuites par le Tribunal Pénal International pour avoir autorisé des vols emmenant des hommes suspects de terroristes vers des centres de torture. Il vit reclus avec sa femme Ruth et son entourage dans une maison de béton et de verre ouvrant sur les dunes et sur l’océan. L’homme noyé est le « ghost writer », le « nègre » qui devait l’aider à rédiger ses mémoires.

Un autre nègre est embauché à prix d’or pour achever le travail commencé. Mais l’homme, joué par Erwan Mc Gregor, se rend compte de ce que son prédécesseur avait découvert une insupportable vérité : les liens de l’ancien premier ministre avec un agent de la CIA. Son pro-américanisme ne serait pas imputable à ses convictions, mais à une trahison. Peu à peu, le « ghost writer » se coule, épouvanté mais consentant, dans le destin qui avait conduit son prédécesseur à la mort.

L’atmosphère du film est oppressante du début à la fin, à cause de la captivité de Lang dans une île elle-même isolée et d’un climat hostile, froid et pluvieux. Les acteurs, en particulier Pierce Brosnan (Adam Lang) et Olivia Williams (Ruth Lang) sont magnifiques.

Photo du film « The Ghost Writer »