L’Île de la Réunion, un minuscule territoire elliptique d’environ 70km sur 50 frappe par son relief abrupt et l’exubérance de sa végétation.
Le volcan de la Fournaise entre en éruption en moyenne une fois par an. Certaines de ses éruptions – ou pour mieux dire, ses effusions – libèrent des milliards de mètres cubes de magma et la lave descend à flanc de montagne jusqu’à se jeter dans l’océan en soulevant des nuages de vapeur. Continuer la lecture de « Impétueuse Réunion »
Notre cerisier a souffert de l’incendie qui a dévasté le chalet de notre jardin de Maubuisson. Mais des jeunes pousses apparaissent sur le tronc calciné, ouvrant la possibilité de fleurs et de fruits futurs.
Le cerisier était un souvenir de notre souvenir en Espagne. A la limite de la Castille et de l’Estrémadure, la vallée du Jerte se couvre de blanc au début avril : des milliers de cerisiers fleurissent simultanément. Notre arbre, tout jeune, était l’un d’eux. Nous l’avons planté au printemps 2005 dans notre jardin. Il a grandi malgré le sol sableux et l’ombre d’un grand pin. Continuer la lecture de « Résilience d’un cerisier »
A Saint Denis de La Réunion, le Musée Léon Dierx a célébré ses cent ans le 12 novembre dernier.
Installé rue de Paris, dans l’ancien évêché de Saint Denis de La Réunion, le musée est principalement consacré aux peintres métropolitains et créoles du dix-neuvième siècle. Il a été rénové en 1965 : la maison en bois fut détruite, la façade en pierre fut remplacée par une façade identique en béton.
Sa collection comprend principalement des œuvres achetées il y a 100 ans, lors de la fondation, et une donation de Lucien Vollard, le frère d’Ambroise Vollard. Créole de La Réunion, ce dernier assura la promotion d’artistes innovateurs au début du vingtième siècle, au nombre desquels Cézanne, Gauguin, Van Gogh, Matisse ou Picasso. Parmi les sponsors de la première heure, on relève le nom d’Odilon Redon, peintre bordelais époux de la sœur de Juliette Dodu, patriote réunionnaise dont une rue de Saint Denis porte le nom.
Le musée est petit et les collections n’ont rien d’exceptionnel. Toutefois, l’exposition consacrée à la peintre réunionnaise Gabrielle Manglou, née en 1974, réserve une excellente surprise. L’artiste a utilisé des images anciennes de la Réunion, telles que des lithographies, et leur a redonné vie en leur donnant une nouvelle profondeur. Les traits sont prolongés hors du cadre, des volumes se réfléchissent sur le mur portant les toiles, les couleurs trouvent leur écho dans un arc en ciel hors du canevas. Gabrielle Manglou est une artiste créative et pétillante. Le cabinet d’exposition temporaire du musée Léon Dierx ne doit pas excéder 20 m². Il a le mérite d’offrir une plateforme à des artistes réunionnais de talent.
Gabrielle Manglou au Musée Léon Dierx. Photo « clickanou »