Le vent qui siffle dans les grues

Dans « O vento assobiando nas gruas » (le vent qui siffle dans les grues), publié en 2002, l’écrivaine portugaise Lídia Jorge raconte l’histoire d’un amour improbable qui bouscule préjugés et crispations de classes sociales.

Le personnage central est Milene Leandro, âgée d’une trentaine d’années, orpheline qui vit avec sa grand-mère  dans une grande maison en Algarve, près de la mer. Lorsque celle-ci décède brutalement le quinze août, ses oncles et tantes se trouvent en vacances à l’étranger. Elle est morte au seuil de la Fábrica de Conservas Leandro 1908. Continuer la lecture de « Le vent qui siffle dans les grues »

Les Contemplées

Dans « Les Contemplées » (la Manufacture des livres, février 2023), la romancière Pauline Hullier s’inspire de l’expérience vécue par elle il y a dix ans à la prison pour femmes de Tunis.

 A la suite d’une manifestation féministe, Pauline Hullier fut placée en garde à vue puis incarcérée à la prison de la Manouba dans une cellule d’une trentaine de mètres carrés comprenant vingt-huit détenues. Continuer la lecture de « Les Contemplées »

À vélo entre Aquitaine et Occitanie

Circuler à bicyclette sur les routes de campagne entre Sarlat, Rocamadour, Saint-Cirq-Lapopie ou Villeneuve sur Lot offre des moments de pur émerveillement.

 L’aventure commence gare Saint-Jean à Bordeaux. La SNCF a prévu des plans inclinés pour accéder aux TGV qui n’embarquent pas de bicyclettes. Mais il faut les porter à bout de bras dans les escaliers permettant d’accéder au TER pour Sarlat. Continuer la lecture de « À vélo entre Aquitaine et Occitanie »

Le bleu du caftan

Dans « le bleu du caftan », la réalisatrice Maryam Touzani parle de l’amour d’un artisan tailleur pour son métier, d’une homosexualité bridée et réprimée par les préjugés sociaux, d’une mort annoncée et d’un deuil douloureux.

 Halim (Saleh Bakri) est considéré comme un « maalem », un maître dans son art, la confection de vêtements de satin finement brodés, en particulier des caftans portés par les femmes de la bourgeoisie marocaine. Il a hérité de son père une boutique au cœur de la Médina. Il est amoureux des tissus et passionné par son métier, qu’il exerce avec tant de souci de la perfection que les commandes sont en retard et que l’argent tarde à rentrer. Continuer la lecture de « Le bleu du caftan »