Chers parents

Adapté d’une pièce de théâtre à succès et mis en scène par l’un de ses auteurs, Emmanuel Patron, le film « Chers parents » est une comédie grinçante sur la vie de famille à l’épreuve de l’argent.

Vincent (André Dussolier) et Jeanne (Miou-Miou), retraités de l’enseignement, vivent sobrement dans un joli mas en Provence. Lorsqu’ils appellent d’urgence leurs enfants Pierre (Arnaud Ducret), Louise (Pauline Clément) et Jules (Thomas Solivérès) pour leur communiquer une décision importante, ceux-ci s’attendent au pire. N’auraient-ils pas décidé d’en finir ensemble avec la vie ? Leur angoisse est à son comble quand leurs parents leur annoncent qu’ils vont partir ensemble…

Le but de leur départ est le Cambodge, où ils vont fonder un orphelinat. Cela les rassure, mais soulève une question : avec quel argent ? Le gros lot de la loterie. Combien ? Silence. Combien pour nous, vos propres enfants, combien pour les orphelins du Cambodge ?

Á la dernière question, les parents répondent par une pirouette : dites-nous combien d’argent il vous faudrait recevoir pour être heureux ? On le sait, l’argent ne fait pas le bonheur… Pierre, entrepreneur dans les panneaux solaires, rêve d’une Porsche Cayenne ; Louise, étudiante en médecine attardée, et Jules, écrivain encore raté, voudraient simplement sortir de la précarité.

Il s’avère que le montant gagné est astronomique. Soudain, les parents apparaissent comme des profiteurs, qui privilégient leurs lubies personnelles sur le bien-être de leur progéniture. Soudain, Pierre se voit reprocher sa petite vie de bourgeois égoïste, Louise son incapacité à se poser dans la vie, Jules son destin d’écrivain raté. Le fusil de chasse de Vincent devient une menace redoutable dans la famille fracturée.

Vincent et Jeanne revendiquent, maintenant que leurs enfants sont adultes, de jouir de leur propre vie : ne leur ont-ils pas donné leur chance en les élevant le mieux possible ? Ils sont déçus par leur avidité : ne les ont-ils pas éduqué dans le goût des choses simples ?

Pierre, Louise et Jules s’aiment profondément, mais les frustrations et jalousies nées de la petite enfance resurgissent violemment. Ils s’en veulent de ne pas avoir assez dit à leurs parents combien ils les aimaient, mais ils ne supportent pas de voir s’éloigner la protection à laquelle ils ont droit.

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