Je souhaite partager dans « transhumances » ce qui m’a étonné, dans ma vie personnelle comme dans l’actualité.
Dans cet article, je me réjouis de la vitalité d’un courant humaniste et universaliste au sein de l’Église catholique ; je m’interroge sur l’orthographe d’un graffiti en soutien à la révolte en Iran ; et je m’étonne d’une question sans queue ni tête que personne ne se pose mais à laquelle des scientifiques ont répondu.
Catholiques
J’ai l’occasion d’assister à la grand-messe des vœux dans l’église Notre-Dame de l’Assomption à Eaubonne (Val de Marne). Je suis frappé par l’assistance : plusieurs centaines de personnes, plutôt jeunes en général, d’origines géographiques variées.
La célébration commence par un bruit de porte assourdissant : on accueille les catéchumènes, plusieurs dizaines, enfants, adolescents, adultes. La messe se déroule en français selon le rite du Concile Vatican 2. Elle est dite et chantée par six prêtres. Ils sont entourés par une quinzaine d’enfants de chœur, garçons et filles. L’encens est répandu généreusement. Les chants, dont les paroles sont projetées sur un mur, sont repris à l’unisson par la foule.
Le message est dans la ligne du pape François : aller vers les périphéries. On est loin du catholicisme identitaire du vice-président américain JD Vance. J’ai depuis longtemps cessé de me revendiquer du catholicisme, mais je suis heureux de constater la vitalité d’un courant humaniste et universaliste dans l’Église de Rome.
Libertée
Sur un mur de Saint Leu (Île de la Réunion), je lis ce graffiti : « FEMME, VIE, LIBERTÉE ».
Je suis ému par cet hommage aux femmes iraniennes au moment où la répression fait des milliers de victimes dans ce pays.
Je me demande si l’addition d’un E au mot LIBERTÉ résulte d’une distraction ou bien de la volonté délibérée de souligner la féminité de la résistance en Iran.
Question sans queue ni tête
Je ne me suis jamais demandé pourquoi les humains ne possédaient pas de queue, à l’inverse de la majorité des mammifères. C’est pourtant la question que des scientifiques se sont posée, comme le rapporte le magazine en ligne « The Conversation ».
Les humains, comme les gorilles et les chimpanzés, ne possèdent qu’un vestige de queue, le coccyx. « Cette particularité, lit-on dans l’article du magazine, peut paraître d’autant plus surprenante qu’il est possible de voir une queue sur l’embryon humain. Tous les embryons humains développent temporairement une queue entre la quatrième et la huitième semaine de gestation, qui disparaît bien avant la naissance. »
Les scientifiques ont répondu à cette question que personne ne se pose. Ils ont mis au jour les mécanismes moléculaires à l’origine de la perte de la queue, qui a facilité l’acquisition de la bipédie et permis à l’humain de devenir ce qu’il est aujourd’hui.
