Je souhaite partager dans « transhumances » ce qui m’a étonné, dans ma vie personnelle comme dans l’actualité.
Dans cet article, je m’étonne de la condamnation de la propriétaire d’un chat pour les intrusions de son animal chez un voisin ; je prête attention aux rares chiffres cités par la revue Esprit ; et je m’attarde sur un épisode de la guerre menée par Israël au Liban.
Chat délinquant
En octobre 2025, une habitante de Béziers a été condamnée à payer 1 250€ de dommages et intérêts à son voisin. Grâce aux caméras qu’il avait installées, celui-ci a pu établir que le chat de cette habitante avait laissé des traces sur son muret et fait ses besoins sur sa terrasse.
Par ailleurs, elle devra payer 30€ chaque fois que le chat délinquant franchira la clôture qui la sépare de son voisin. Il lui faudra donc enseigner au félin le respect du cadastre, ou bien lui interdire le grand air et le réduire au statut de chat d’appartement.
Les chiffres et les lettres
La revue Esprit est plus portée sur les lettres que sur les chiffres. Lorsque dans le numéro 531 de mars 2026 sont mentionnés trois chiffres, leur rareté mérite qu’on s’y arrête.
En France il y a eu en 2025 6 000 naissances de moins que de décès.
En Afghanistan, il ne resterait plus que 10 200 hectares de pavot en 2025, contre 230 000 en 2022.
Outre le vice-président, 1/3 du cabinet de Trump se dit de confession catholique, tout comme 6 des 9 juges de la Cour Suprême.
Quarante et un vivants pour un mort
Le Monde du 8 mars nous apprend que « à Nabi Shit, au Liban, une opération israélienne pour retrouver la dépouille du pilote Ron Arad échoue et fait 41 morts ».
On savait, à l’occasion d’échanges de prisonniers, que pour le gouvernement Netanyahou, une vie israélienne vaut cent vies arabes. On sait désormais qu’il existe aussi une équivalence entre un mort israélien et des vies arabes sacrifiées.
Une quarantaine de frappes ont visé des villages de la Bekaa, dont Nabi Shit. Le Monde cite un habitant : « les Israéliens pensent nous éloigner de la résistance en menant des frappes d’une telle intensité. Mais, quand on perd des proches, ça nous rapproche de la résistance et de ses objectifs, conclut le villageois. Ici, à Nabi Chit, nous appartenons tous à la culture de la résistance. »