« Enzo » raconte quelques mois décisifs dans la vie d’un jeune de 16 ans, à la recherche de soi-même face à ses parents, entre rupture et tendresse.
C’est le dernier film de Laurent Cantet, décédé en avril 2024, quelques mois avant le tournage dans sa ville de prédilection, La Ciotat. Il avait demandé à Robin Campillo de coréaliser le film, et de le mener à bien si les circonstances l’exigeaient.
Enzo (Éloy Pohu) a choisi, au grand dam de son père Paolo (Pierfrancesco Favino) de ne pas faire d’études. Il a opté pour l’apprentissage. Il travaille avec d’autres ouvriers sur le chantier de construction d’une maison luxueuse avec vue sur la Méditerranée. Une fois construite, cette maison ressemblera à celle dans laquelle il a grandi et où il vit encore aux côtés de ses parents et de son frère aîné.
Aux yeux de son père, il est un « décrocheur » qui devrait se ressaisir. Il a de vrais talents de dessinateur, il ferait un excellent architecte. Sa mère, Marion (Élodie Bouchez) s’inquiète de voir son fils flotter entre deux eaux, elle aimerait qu’il rencontre une chouette fille qui le ramènerait sur la terre ferme.
Justement, Enzo est attiré par une lycéenne, Maina (Malou Khebizi). Il lui propose de se retrouver tranquillement chez lui, profitant de l’absence de ses parents. Mais la rencontre tourne au fiasco, Enzo n’a pas vraiment envie de sa partenaire et Manon revient intempestivement au logis.
Sur le chantier, Enzo est de plus en plus attiré par Vlad (Maksym Slivnskyi), un travailleur venu d’Ukraine et qui rêve d’y retourner participer aux combats. L’attirance n’est pas réciproque. Vlad repousse Enzo violemment. Au cours d’une soirée dansante organisée par ses parents, Enzo crée le scandale : ivre, torse nu, il exhibe son épaule meurtrie. Lorsque Vlad repart en Ukraine, un désir de mort l’envahit.
Le film se conclut sur des ruines. Enzo visite des ruines en Italie avec ses parents. Vlad l’appelle d’Ukraine, dans une ville en ruines. Des champs de ruines, mais peut-être un avenir.

