France 4 a récemment diffusé « Le château ambulant », film d’animation réalisé en 2004 par Hayao Miyazaki. Le spectateur est pris de vertige dans l’univers fantastique créé par le cinéaste et la beauté à couper le souffle des images.
L’héroïne du film est Sophie, 18 ans, qui vit dans une petite ville tranquille – que l’on dit inspirée par Colmar – et ne sort guère de l’atelier de chapellerie où elle travaille. Un jour cependant, elle rencontre en ville un beau magicien, Hauru, qui l’emmène avec lui dans un survol de toit en toit.
Jalouse de Sophie, la Sorcière des Landes lui jette une malédiction. La voici transformée en très vieille dame. L’infortunée se met à la recherche de Hauru, et de sa propre jeunesse perdue. En chemin, elle rencontre un épouvantail planté sur un bâton, qui s’agite et parle comme un humain et sautille sur les sentiers. Il la conduit jusqu’au château ambulant de Hauru.
Le château est une sorte de gigantesque insecte de métal, qui se déplace sur quatre pattes articulées et crache de la fumée. Le château est magique. On y pénètre par une porte dérobée. Quand on en ressort, on se retrouve en pleine campagne ou au centre-ville.
Un autre personnage du film est Calcifer, un démon du feu. Il apparaît comme un feu de bois anodin. En réalité, il est doté de raison et de parole. Il jouera un rôle clé dans une intrigue où il est question d’une guerre absurde dans laquelle est engagé le royaume dont Sophie et Hauru sont sujets.
Le spectateur est subjugué par la beauté des images de campagne, de villes, d’engins volants extrapolés de la technologie du début du vingtième siècle. Il se perd dans les personnages, à commencer par Sophie, d’abord jeune femme, puis nonagénaire avant de redevenir jeune, mais avec des cheveux blancs. Il peine à reconnaître Hauru dans son incarnation d’oiseau noir à large empennage.
On est émerveillé, bousculé, chaviré. Le seul regret est de voir ce film à la télévision. Combien il serait bon d’en jouir sur grand écran !

