Les valseuses

Arte TV a récemment diffusé « les valseuses », un autre film culte de Bertrand Blier qui avait fait scandale à sa sortie en 1974.

Jean-Claude (Gérard Depardieu) et Pierrot (Patrick Dewaere) sont deux jeunes truands sans scrupules. Lorsque Pierrot est blessé par balle aux « valseuses » (testicules), Jean-Claude fait irruption avec lui de nuit dans le cabinet d’un médecin, pistolet au poing, l’oblige à soigner son pote et n’hésite pas à le menacer, s’il ne remettait pas son portefeuille, « d’aller border les gosses dans leur lit, car ils pourraient attraper une angine ». Continuer la lecture de « Les valseuses »

Prison caniculaire

Les périodes caniculaires rendent particulièrement éprouvantes les conditions de vie des personnes détenues et du personnel pénitentiaire.

Je me rends en cet après-midi de juillet comme chaque semaine à la Maison d’Arrêt de Bordeaux Gradignan pour visiter des détenus. La canicule des journées précédentes a envahi les parloirs. Le « box avocats » qui m’a été attribué permet seulement de placer une table et deux chaises en vis-à-vis. Il n’est pas aéré. La chaleur y est étouffante, dépassant probablement les 40°C. Continuer la lecture de « Prison caniculaire »

Eloge de l’angélisme

À la suite des atroces attentats de Nice et Saint Etienne du Rouvray, ceux qui réprouvent la prolongation de l’état d’urgence sont taxés d’angélisme. Cet angélisme, je le revendique fièrement.

Face aux actions terroristes, la première réaction spontanée est le désir de vengeance. Il faudrait frapper fort, intimider, écraser, éradiquer. George W. Bush avait adopté cette position à la suite du 11 septembre, avec le Patriot Act, la généralisation de la torture et l’invasion de l’Irak. Il ne semble pas que son action ait apporté la paix au Proche-Orient. Continuer la lecture de « Eloge de l’angélisme »

Buffet froid

Arte TV a récemment diffusé « Buffet froid », le film culte de Bertrand Blier réalisé en 1979.

Dans la gare RER de La Défense, totalement désertée, Alphonse Tram (Gérard Depardieu) trompe son ennui en abordant un autre homme seul qui a, dit-il, un air de comptable (Michel Serrault). Le ronronnement des escaliers mécaniques, le bruit sec des pas sur le béton du quai contribuent à rendre l’atmosphère étouffante. Alphonse ne se départ jamais de son manteau, ni, dans la poche de son manteau, de son couteau. Ce couteau lui sert à couper sa viande, mais ce pourrait être aussi de la viande humaine. Plus tard, le comptable est retrouvé agonisant dans un couloir du RER, le couteau d’Alphonse planté dans le ventre. Continuer la lecture de « Buffet froid »