La peinture américaine des années 1930

Le musée de l’Orangerie, à Paris, présente jusqu’au 30 janvier une intéressante exposition intitulée « la peinture américaine des années 1930, the age of anxiety »

La période de 1929 (krach boursier) à 1941 (Pearl Harbor et entrée en guerre des États-Unis) est en effet marquée, aux États-Unis, par le doute et l’anxiété. Le rêve de la prospérité pour tous ceux qui ont une âme de pionnier semblait balayé par la tempête boursière qui ruinait les épargnants et par les tempêtes de sable qui poussaient sur les routes les agriculteurs du Middle West. Continuer la lecture de « La peinture américaine des années 1930 »

Le Turquetto

« Le Turquetto », roman de Metin Arditi (Babel, Actes Sud 2011) raconte la vie et la passion de peindre d’un homme entre deux métropoles (Constantinople et Venise) et trois religions (juive, musulmane et chrétienne) dans la première moitié du seizième siècle.

Metin Arditi échafaude sa fiction à partir d’un rapport d’expertise : la signature « Ticianus » (Titien) du fameux tableau « l’homme au gant » conservé au Musée du Louvre aurait été apposée en deux temps, par deux mains différentes et dans deux ateliers distincts. « icianus » aurait été ajouté au « T » initial. Mais si le tableau n’est pas du Titien, quel est le peintre génial se cachant derrière l’initiale « T » ? Continuer la lecture de « Le Turquetto »

Big Eyes

Dans « Big Eyes » (2015), le réalisateur Tim Burton raconte l’usurpation par Walter Keane de l’œuvre de sa femme Margaret.

Lorsqu’en 1958 Margaret (Amy Adams) s’échappe avec sa petite fille d’un mari violent et s’installe à San Francisco, Walter Keane (Christoph Waltz) l’accueille avec générosité et lui propose de l’épouser. Walter est une personnalité extravertie et optimiste, un vendeur né. Si les paysages de rues de Paris qu’il prétend avoir peints ne rencontrent aucun succès, les portraits d’enfants aux grands yeux de son épouse suscitent l’intérêt. Continuer la lecture de « Big Eyes »

La colère du tigre

« La colère du tigre », pièce de Philippe Madral, a été récemment donnée au Pin Galant, salle de spectacle de Mérignac.

En 1923, Georges Clémenceau (Claude Brasseur), auréolé de son surnom de « père la victoire » mais lourd de ses 82 ans attend la visite de son ami, le peintre Claude Monet (Yves Pignot). Les deux hommes se sont connus dans les années 1860, étudiants, dans les cafés du quartier latin, unis par leurs convictions républicaines et anti-bonapartistes. Ils partagent une longue amitié. Continuer la lecture de « La colère du tigre »