Un simple accident

Dans « un simple accident », le réalisateur iranien Jafar Panahi met en scène la relation bourreau / victime, entre désir de vengeance et miséricorde. Le film a obtenu la Palme d’or au Festival de Cannes 2025.

Le film commence par une scène triviale de vie de famille. Un homme, sa femme enceinte et leur petite fille tombent en panne de voiture. En chemin, la voiture a écrasé un chien : un simple accident, commente le père de famille. Continuer la lecture de « Un simple accident »

Les alternatives à la prison sont-elles crédibles ?

La Cour des Comptes a publié en mars 2025 un rapport consacré à deux peines alternatives à l’incarcération, le travail d’intérêt général et la détention à domicile sous surveillance électronique.

Le rapport pose trois questions. Le travail d’intérêt général et la détention à domicile sous surveillance électronique ont-ils un caractère effectivement sanctionnant et sont-ils utilisés comme tels par les magistrats ? Permettent-ils d’engager une démarche d’insertion ou de réinsertion ? Permettent-ils de prévenir la récidive des personnes condamnées ? Continuer la lecture de « Les alternatives à la prison sont-elles crédibles ? »

Faire justice

Dans « Faire justice, moralisme progressiste et pratiques punitives contre les violences sexistes » (La Fabrique, septembre 2023), la militante féministe d’extrême gauche Elsa Deck Marsault s’interroge sur la manière de régler des conflits au sein d’organisations militantes sans faire appel à la justice pénale. Son texte, noté en écriture inclusive, a été ici restitué, dans les citations, en français standard.

L’autrice s’appuie sur son expérience au sein de l’association Fracas, qui se définit comme un collectif queer et féministe d’aide à la gestion de conflits interpersonnels, de violences et d’agressions au sein de collectifs. Continuer la lecture de « Faire justice »

Bisounours

Les visiteurs de personnes sous main de justice – en prison ou en milieu ouvert – se voient parfois qualifiés de « Bisounours ».

 Ce sobriquet souligne leur gentillesse. Comme les ours en peluche, ils sont sociables, affectueux, attentifs aux autres. On les décrit aussi comme altruistes et généreux. Mais ils souffrent d’un défaut rédhibitoire : l’ingénuité. Continuer la lecture de « Bisounours »