Il faut voir comme on se parle

Dans « il faut voir comme on se parle, manifeste pour les arts de la parole » (2023), Gérald Garutti, connu comme homme de théâtre en France et au Royaume Uni, s’insurge contre le dévoiement de la parole lorsqu’elle ne vise qu’à démolir l’adversaire et appelle à la conjonction de ceux qui travaillent avec méthode à rendre à la parole son rôle de lien pour la société.

« Nous vivons, écrit Garutti, dans un monde de bruit et de fureur. Un monde de TIC1, de clics et de claques. Un monde de rumeurs, de tweets, de bashings et de clashs. D’infox. De swipes, de fakes. De battles, lol et de likes. Un monde digital où l’on montre du doigt. Où l’on met à l’index. Où l’on tranche du pouce. Où l’on cloue au pilori planétaire. Un monde de réseaux, où l’on tue pour un mot. » Continuer la lecture de « Il faut voir comme on se parle »

Les Salaziennes

En 1839, le jeune Auguste Lacaussade, né à l’Île Bourbon (aujourd’hui La Réunion) en 1815, publia à Paris un recueil de poésie appelé Les Salaziennes.

 Les parents d’Auguste, Pierre-Augustin et Fanny, habitaient La Rivière du Mât, à l’entrée du Cirque de Salazie, un espace tourmenté entouré de « remparts » (falaises verticales). Son nom, Salazie, est d’origine malgache. De nombreux esclaves « marrons «  (fugitifs) s’y étaient réfugiés ; parmi eux, Anchaing, que Lacaussade orthographie Anchaîne, rimant ainsi avec les chaines qu’il avait fuies. Continuer la lecture de « Les Salaziennes »

Le château ambulant

France 4 a récemment diffusé « Le château ambulant », film d’animation réalisé en 2004 par Hayao Miyazaki.  Le spectateur est pris de vertige dans l’univers fantastique créé par le cinéaste et la beauté à couper le souffle des images.

L’héroïne du film est Sophie, 18 ans, qui vit dans une petite ville tranquille – que l’on dit inspirée par Colmar – et ne sort guère de l’atelier de chapellerie où elle travaille. Un jour cependant, elle rencontre en ville un beau magicien, Hauru, qui l’emmène avec lui dans un survol de toit en toit. Continuer la lecture de « Le château ambulant »

Voeu pour 2026

Sur les pentes du volcan de la Fournaise, à La Réunion, un déluge de lave et de pierres a tout brûlé sur son passage. Peu à peu toutefois, dans la rocaille la nature reprend vie.

Un puissant courant de haine xénophobe, de violence, de vérités alternatives semble dévaler les pentes de l’histoire.

En ce début d’année 2026, le vœu que formule « Transhumances » pour ses lectrices et lecteurs est : résistons !