La vraie vie des détenus

M6 a récemment diffusé « la vraie vie des détenus », un documentaire d’Aymone de Chantérac, dans le cadre du magazine Zone Interdite. D’une durée d’une heure et demie, ce film a été tourné pendant huit mois à la maison d’arrêt d’Agen et a centre de détention d’Eysses (Villeneuve sur Lot).

À la maison d’arrêt d’Agen, la surpopulation rend les conditions éprouvantes.« Bienvenue au zoo », crie-t-on des fenêtres à la cinéaste. Dans une cellule prévue pour six détenus, deux matelas ont été posés sur le sol. « Les animaux sont mieux traités que nous », dit un détenu. Continuer la lecture de « La vraie vie des détenus »

Le chaos sonore de la prison

En prison, on ne peut échapper au bruit. C’est même une caractéristique de la vie carcérale, au même titre que l’odeur de transpiration et de produits d’entretien.

 La maison d’arrêt où je rencontre chaque semaine des personnes détenues ayant été déclarée « cluster Covid », les visites sont suspendues. Un de mes camarades visiteurs a eu la bonne idée de nous adresser le lien avec une émission d’Arte Radio, « au cas où la prison nous manquerait ». Continuer la lecture de « Le chaos sonore de la prison »

Dévoilées

Arte TV a récemment diffusé « Dévoilées », film de Jacob Berger (2018) qui met en scène, en surimpression, l’engagement militant d’une jeune femme pour la cause palestinienne dans les années soixante-dix et celui, cinquante ans après, d’une étudiante happée par l’extrémisme islamiste.

 Anaïs (Lola Créton) vit en Suisse avec sa grand-mère Isabelle (Marthe Keller) et poursuit des études de médecine. Isabelle la surprend un jour dans un train, entièrement voilée. Elle appelle Léa (Julie Gayet), la mère d’Anaïs, qui vit à Montréal. Continuer la lecture de « Dévoilées »

Algérie – France : vers une mémoire partagée ?

Le 20 janvier dernier, Benjamin Stora a remis au président de la République le rapport que celui-ci lui avait commandé sur le thème des « questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d’Algérie. »

 Benjamin Stora observe que « aujourd’hui, en France, plus de sept millions de résidents sont toujours concernés par l’Algérie, ou plutôt, pour être totalement exact, par la mémoire de l’Algérie. » Algériens immigrés, pieds-noirs rapatriés, militaires français et harkis, et leurs descendants. Je fais partie de cette cohorte, ayant enseigné en Algérie comme coopérant de 1974 à 1976. Continuer la lecture de « Algérie – France : vers une mémoire partagée ? »