Ari

Arte TV a récemment diffusé « Ari », téléfilm de Léonor Séraille qui met en scène le burn-out d’un jeune enseignant, son errance dans une ville devenue grise et son long retour à la sérénité.

Ari vivait chez son père. Au sortir de l’hôpital, celui-ci le met brutalement à la porte : c’est un échec de trop, celui qui fait déborder la coupe. Ari se retrouve à la rue. Il cherche l’hospitalité chez des copains. Une amie va encore plus mal que lui. Un ami s’est rangé : « tu as pris un virage serré, lui dit Ari. Tu parles maintenant comme un vieux con… » Continuer la lecture de « Ari »

Chronique d’étonnement n°95

Je souhaite partager dans « transhumances » ce qui m’a étonné, dans ma vie personnelle comme dans l’actualité.

Dans cet article de transhumances, je m’étonne de la contradiction entre le positionnement centriste et la personnalité autoritaire de l’ancien premier ministre François Bayrou ; je suis sidéré par la fanfaronnade de Donald Trump à la tribune de l’ONU ; deux mots captés de la conversation d’une passante au téléphone m’invitent à la rêverie.

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A Gaza, les journalistes pris pour cibles

Lundi 25 août, une double attaque de l’armée israélienne contre l’hôpital Nasser, dans le sud de la bande de Gaza, a fait 20 morts, dont 5 journalistes. Plusieurs secouristes et journalistes sont morts lors de la seconde frappe, alors qu’ils venaient au secours des blessés ou témoigner de l’événement.

Plusieurs journalistes tués travaillaient pour les agences The Associated Press et Reuter. Deux hauts responsables de ces agences,  Julie Pace et Alessandra Galloni, ont écrit au « cher premier ministre Benyamin Netanyahou » et à plusieurs de ces ministres. Continuer la lecture de « A Gaza, les journalistes pris pour cibles »

La ragazza con la Leica

Avec « La ragazza con la Leica » (2017), l’écrivaine italo-allemande Helena Janeczek a écrit une biographie solidement documentée mais aussi romancée de la photographe Gerda Taro, morte en 1937 écrasée par un char près de Madrid à l’âge de vingt-sept ans alors qu’elle témoignait de la résistance de la République espagnole au coup d’état franquiste. Couronné de plusieurs prix littéraires, dont le prix Strega, l’ouvrage a été traduit en français sous le titre « la fille au Leica » par Marguerite Pozzoli et publié par Actes sud en 2018. Les citations incluses dans cet article ont été traduites par l’auteur de Transhumances.

Transhumances a déjà évoqué le destin de Gerda Taro par une note de lecture du roman de Susana Fortes « Esperando a Capa » et la recension d’un documentaire de Camille Ménager. Née Gerta Pohorylle à Stuttgart dans une famille juive de la haute bourgeoisie, elle grandit et étudia à Leipzig, connut la prison à Berlin pour avoir résisté à la montée du régime hitlérien, et émigra à Paris. Continuer la lecture de « La ragazza con la Leica »