Chronique d’étonnement n°108

Je souhaite partager dans « transhumances » ce qui m’a étonné, dans ma vie personnelle comme dans l’actualité.

Dans cet article, je m’indigne de la loi votée par le Parlement israélien imposant la peine de mort aux Palestiniens coupables de meurtres au nom du refus de l’existence d’Israël ; et je me réjouis d’avoir franchi le seuil qui, selon le journal Tintin, sépare la jeunesse de la vieillesse. Continuer la lecture de « Chronique d’étonnement n°108 »

Rue Malaga

Dans « Rue Málaga », la réalisatrice Maryam Touzani raconte le combat d’une Espagnole de Tanger, âgée de 79 ans, pour conserver le contrôle de sa vie.

Maria Ángeles Muñoz (Carmen Maura) est née et a vécu toute sa vie à Tanger. Elle habite rue Málaga, dans la vieille ville. Elle est appréciée des voisins et des commerçants. Elle n’imagine pas vieillir et mourir ailleurs que là. Continuer la lecture de « Rue Malaga »

Le gâteau du Président

Dans « le gâteau du Président », son premier film, le réalisateur Hassan Hadi met en scène les pérégrinations de deux enfants en 1991 dans un Irak assommé par la dictature de Saddam Hussein et appauvri par les sanctions internationales.

Lamia (Baneen Ahmad Nayyef) a dix ans. Elle vit avec sa grand-mère Bibi (Waheed Thabet Kreibat)  dans une maison flottante sur l’Euphrate. Elle se rend à l’école en pirogue. Le maître, un ancien militaire, tire au sort les élèves qui auront l’honneur d’offrir au maître du pays, Saddam Hussein, qui des fruits, qui un gâteau. En cas d’inexécution, la dénonciation, l’emprisonnement et la torture menacent.

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La sentence

La Sentence, roman de Louise Erdrich, a été traduit en français par Sarah Gurcel et publié par Albin Michel. Il a reçu le prix Femina 2023 du roman étranger. La traduction des citations du livre dans cet article est du rédacteur de « transhumances ».

Sentence, en anglais, a deux significations. Le mot veut dire, comme en français, formulation d’une condamnation. L’héroïne du livre, Tookie, a en effet été condamnée à 60 ans de prison pour avoir transporté illégalement un cadavre. Il se trouve que sous les aisselles du macchabée gisaient des quantités de stupéfiants et que, la frontière entre deux états ayant été franchie, l’affaire avait été décidée par un juge fédéral particulièrement sévère.

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