L’islam en prison

Dans son livre « l’islam en prison – moi, aumônier musulman des prisons françaises » (Bayard, 2015), Mohamed Loueslati plaide pour une professionnalisation de la fonction d’aumônier musulman en prison. Cela passe par un statut, un parcours de formation et une rémunération digne.

 Ce n’est pas par hasard que le livre de Mohamed Loueslati est publié par une maison d’édition catholique : né en Tunisie il y a 65 ans, Breton d’adoption, il est un apôtre du dialogue interreligieux. Aumônier à Rennes depuis 2001, il coordonne maintenant le travail de 22 personnes dans le grand ouest de la France. Continuer la lecture de « L’islam en prison »

Amok

Amok, roman de Stefan Zweig (1922), est une formidable description de passions humaines déchainées.

 Dans la baie de Naples, en 1912, on décharge la soute d’un paquebot venu d’Asie. Un cercueil plombé en est extrait et placé dans une barque. Un homme saute du pont et fait chavirer la petite embarcation. Le cercueil est précipité dans les bas-fonds ; on retrouve le cadavre de l’homme, noyé, quelques jours plus tard. Continuer la lecture de « Amok »

Les pierres sauvages

« Les pierres sauvages », roman écrit par l’architecte Fernand Pouillon en 1964, raconte la genèse de l’abbaye du Thoronet, dans le Var.

 C’est en prison que Fernand Pouillon (1912 – 1986), condamné pour la faillite frauduleuse de son cabinet d’architecte, écrivit « les pierres sauvages ». Le roman se présente comme le journal écrit par l’architecte et maître d’œuvre de l’abbaye du Thoronet du 13 mars au 5 décembre 1161. Continuer la lecture de « Les pierres sauvages »

Quelle terreur en nous ne veut pas finir ?

Dans son essai « quelle terreur en nous ne veut pas finir ? », Frédéric Boyer interroge notre aveuglement féroce et barbare à l’égard des immigrants.

 Quels sentiments dominent en nous lorsque les médias mettent sous nos yeux l’odyssée des migrants qui tentent de franchir la Méditerranée au péril de leur vie pour joindre l’eldorado européen ? Un peu de pitié, c’est certain. Mais aussi du fatalisme : les vagues d’immigrants seraient aussi nuisibles et inévitables que les inondations et les tsunamis. De la lassitude et de la lâcheté : nous sommes saturés d’images de malheur, nous ne voulons plus les voir. Et aussi de la peur : nous craignons que les nouveaux venus nous submergent, prennent nos emplois, mettent nos systèmes sociaux en faillite, voire nous remplacent dans notre propre pays. Continuer la lecture de « Quelle terreur en nous ne veut pas finir ? »