Sauve-toi, la vie t’appelle

Dans « Sauve-toi, la vie t’appelle » (Odile Jacob, 2012), Boris Cyrulnik raconte son enfance traquée pendant la guerre puis « encryptée » après la libération. A partir de son expérience, il décrit le fonctionnement de la mémoire traumatique.

  « Transhumances » a publié des notes de lecture sur « si c’est un homme », de Primo Levi, et « W ou le souvenir d’enfance », de Georges Perec. Ces deux ouvrages naissaient du devoir impérieux de témoigner de l’horreur absolue de la machine d’extermination nazie, et de la conscience l’irrecevabilité de ce témoignage par une opinion publique soucieuse de tourner la plage. Continuer la lecture de « Sauve-toi, la vie t’appelle »

Longues peines

Dans Longues Peines (Pocket, 2001), le romancier Jean Theulé s’intéresse à l’univers carcéral et met en scène quelques jours de la vie de détenus et de surveillants.

 La prison est située dans une ville de province. C’est un ancien monastère que ne mentionne aucune carte touristique. C’est un lieu qui n’existe pas, en quelque sorte un non-lieu ! Pourtant, il a une réalité physique, avec ses coursives équipées de filets anti-suicides, des cellules habitées par deux à quatre détenus, une cour minuscule où se font face le quartier des hommes et celui des femmes. Continuer la lecture de « Longues peines »

Madame Bâ

« Mali ô Mali », le dernier roman d’Erik Orsenna a pour personnage central Marguerite Dyusami, dite Madame Bâ. Cette femme énergique était déjà l’héroïne d’un roman écrit il y a dix ans (« Madame Bâ », Stock, 2003).

 Madame Bâ a cinquante cinq ans. Elle écrit au Président de la République française un recours gracieux pour obtenir un visa qui lui a été refusé. Elle entend retrouver en France son petit-fils happé puis recraché par l’ogre du football. Continuer la lecture de « Madame Bâ »

Mali ô Mali

Dans Mali ô Mali (Stock, 2014), Erik Orsenna redonne vie à un personnage qu’il avait inventé dix ans plus tôt : Madame Bâ, cette fois transformée en Jeanne d’Arc africaine.

 Dans le précédent roman, Madame Bâ, 55 ans, cherchait à obtenir le visa qui lui permettrait de voyager en France et de retrouver l’un de ses petits-fils, Michel, recruté puis recraché par le PSG. Depuis dix ans, Madame Bâ vit à Villiers le Bel, 95400. Elle est devenue une célébrité locale. Mais le moment est venu de revenir au Mali : le Mali, martyrisé par les djihadistes trafiquants, a besoin d’elle ! Continuer la lecture de « Mali ô Mali »