Commémoration à la Synagogue de Bordeaux

Une bouleversante exposition est consacrée à la grande Synagogue de Bordeaux à la commémoration des rafles de Bordeaux et de sa région. Elle s’achève le 31 mars mais devrait ensuite circuler en Gironde.

 L’exposition a été inaugurée à l’occasion du soixante-dixième anniversaire du convoi du 12 janvier 1944 qui emmena de Bordeaux à Drancy 365 personnes, dont soixante enfants et adolescents, dont la plupart furent par la suite exterminés. Continuer la lecture de « Commémoration à la Synagogue de Bordeaux »

Le sens de l’humour

Le premier film de Marilyne Canto, « le sens de l’humour », parle de la difficulté à surmonter le deuil d’un compagnon et à accepter de nouveau la possibilité d’un amour.

 Elise (Maryline Canto) élève seule son fils de dix ans, Théo (Sanson Dajezman). Son compagnon, le père de l’enfant, est décédé quelques années auparavant. Malgré la tension entre son métier de guide de musées et son rôle de mère, elle est pour Théo une maman attentive et aimante. Elle a fait dans sa vie une petite place pour un homme, Paul (Antoine Chappey), bouquiniste brocanteur. Mais la perspective que cette relation grandisse au-delà de la satisfaction sexuelle l’angoisse. Notre relation a-t-elle de l’avenir ? ne cesse-t-elle de demander à Paul. Oui, parce que j’en ai envie, répond Paul. Continuer la lecture de « Le sens de l’humour »

Landes

« Landes », premier long-métrage de François Xavier Vives, constitue un magnifique hommage à la région côtière qui s’étend de Soulac à Hossegor. Il raconte aussi le destin d’une femme libre, incarnée à l’écran par Marie Gillain.

 Le générique du film constitue en soi une œuvre d’art. La caméra explore la pinède, les troncs longilignes qui grimpent jusqu’au ciel, leur crête qui capte et difracte la lumière. Le nom des acteurs est écrit selon un graphisme qui évoque cette forêt d’allumettes. De lumière et d’allumettes il sera d’ailleurs question plus tard. Continuer la lecture de « Landes »

Voyage au bout de la nuit

L’envie de lire « voyage au bout de la nuit » (Folio Gallimard) m’est venue par un professeur de littérature qui comparait l’approche de New York par Joseph Kessel et par Céline.

 J’avais toujours été réticent à pénétrer dans ce livre de 1932, considéré comme l’un des chefs-d’œuvre de la littérature française. J’étais convaincu, et je le reste en partie, que l’histoire a un sens. Le nihilisme de Céline me rebutait. Continuer la lecture de « Voyage au bout de la nuit »