Compostelle

Dans Compostelle, le réalisateur Yann Samuell suit pas à pas la « marche de rupture » sur le chemin de Saint-Jacques qu’un jeune délinquant a accepté d’effectuer pendant trois mois sur 2 000 kilomètres en alternative à la prison.

Ce jeune se nomme Adam (Julien Le Berre). Il a dix-sept ans et est rongé par la colère d’avoir été abandonné par sa mère, une colère qui se mue parfois en une violence irrépressible. Le chemin qui s’ouvre devant lui pour enfin obtenir la reconnaissance et le respect : la criminalité, les braquages, la drogue. La juge lui offre « une dernière chance » : marcher du Puy en Velay à Compostelle accompagné d’un adulte recruté et supervisé par l’association Seuil, dont le slogan est « marche et invente ta vie ». Continuer la lecture de « Compostelle »

Chronique d’étonnement n°107

Je souhaite partager dans « transhumances » ce qui m’a étonné, dans ma vie personnelle comme dans l’actualité.

Dans cet article, je parviens encore à m’étonner du cynisme du président des États-Unis ; j’admire le courage de responsables israéliens dénonçant les exactions commises par des colons contre des Palestiniens, avec la complicité, voire la participation, de forces de sécurité ; j’apprends la démission du gouvernement italien du sous-secrétaire d’État à la Justice, proche de milieux mafieux ; je m’étonne de la vague numérique à Londres ; enfin, la transformation de la maison d’arrêt de Béziers en hôtel éveille ma curiosité. Continuer la lecture de « Chronique d’étonnement n°107 »

Mes bonnes, mes pauvres, mes chères sœurs

La visite commentée du château de Cadillac sur Garonne et de l’église Saint-Martin toute proche nous a fait découvrir un personnage attachant : Alcide Vital Lataste, devenu frère Jean-Joseph chez les Dominicains. Il a été surnommé « l’apôtre des prisonniers ».

 Transhumances a rendu compte de l’exposition « Effacées, l’enfermement au féminin au château de Cadillac, 1822-1951 ». La direction du château propose des visites guidées faisant revivre la longue histoire pénitentiaire de ce lieu. Chacune des pièces, aujourd’hui décorées de tapisseries, de sculptures et de peintures du dix-septième siècle, est replacée dans le contexte carcéral de la maison de force et de correction et de l’école de préservation que fut le château aux dix-neuvième et vingtième siècles. Continuer la lecture de « Mes bonnes, mes pauvres, mes chères sœurs »

Rue Malaga

Dans « Rue Málaga », la réalisatrice Maryam Touzani raconte le combat d’une Espagnole de Tanger, âgée de 79 ans, pour conserver le contrôle de sa vie.

Maria Ángeles Muñoz (Carmen Maura) est née et a vécu toute sa vie à Tanger. Elle habite rue Málaga, dans la vieille ville. Elle est appréciée des voisins et des commerçants. Elle n’imagine pas vieillir et mourir ailleurs que là. Continuer la lecture de « Rue Malaga »