Une journée dans la vie d’Abed Salama

« Une journée dans la vie d’Abed Salama, anatomie d’une tragédie à Jérusalem », livre de Nathan Thrall publié en 2023, a obtenu le prix Pulitzer l’année suivante. Il a été traduit par Frédéric Joly chez Gallimard. Les citations incluses dans cet article ont été traduites par l’auteur de Transhumances.

Le 16 février 2012, un autobus transportant des enfants de 3 à 5 ans en sortie scolaire a été percuté par un camion semi-remorque à proximité d’un check-point israélien tout près de Jérusalem. Plusieurs enfants périrent dans l’incendie qui se déclencha dans l’autobus vétuste après le choc. Continuer la lecture de « Une journée dans la vie d’Abed Salama »

Chronique d’étonnement n°97

Je souhaite partager dans « transhumances » ce qui m’a étonné, dans ma vie personnelle comme dans l’actualité.

Dans cet article de transhumances, je m’étonne qu’on ne s’étonne plus de l’acharnement génocidaire du gouvernement israélien, malgré le cessez-le-feu imposé par les États-Unis ; je regarde avec curiosité une dame venue acheter des jeux dans l’espoir de devenir millionnaire ; je ne doute pas que le ministre de la justice rendra visite à chacune des personnes détenues en France pour s’assurer de leur sécurité, comme il l’a fait pour l’ancien président Sarkozy. Continuer la lecture de « Chronique d’étonnement n°97 »

Le cochon de Gaza

« Le cochon de Gaza », film réalisé par Sylvain Estibal sorti en salles en 2011, joue la carte du burlesque pour mettre en évidence l’absurdité du conflit qui déchire ce minuscule territoire.

L’absurdité est révélée par le titre du film. Ni les Palestiniens, ni les Israéliens ne mangent de porc, et la présence même d’un cochon sur leur terre constitue un sacrilège. Continuer la lecture de « Le cochon de Gaza »

Chronique d’étonnement n°94

Je souhaite partager dans « transhumances » ce qui m’a étonné, dans ma vie personnelle comme dans l’actualité.

Dans cet article de transhumances, je m’étonne que le sentiment de puissance illimitée – l’hubris – du gouvernement israélien l’ait amené à bombarder la capitale du Qatar ; je m’étonne aussi que l’annonce par l’INSEE d’une augmentation de la pauvreté en France n’ait pas suscité davantage de commentaires.

Hubris

Le 9 septembre, l’aviation israélienne a frappé un immeuble où se réunissaient des cadres du Hamas, à Doha au Qatar.

C’est au Qatar qu’ont lieu, avec des représentants du Hamas, des négociations incluant en particulier le sort des otages encore captifs dans les souterrains de Gaza.

Qatar est, jusqu’à présent, un allié inconditionnel des États-Unis, dont Israël reçoit un appui inconditionnel.

Le souci le préserver des chances de négociation pour le salut des otages et celui de ne pas contrarier le puissant parrain américain auraient dû dissuader le gouvernement Netanyahou de bombarder Doha. L’hubris a prévalu.

Pauvreté

Dans un récent rapport, l’INSEE informe qu’en 2023, la France a enregistré un taux de pauvreté monétaire record, atteignant 15,4% de la population, soit un niveau inédit depuis 1996.

Un « seuil de pauvreté monétaire » a été défini par l’INSEE. Il est fixé par convention à 60 % du niveau de vie médian de la population. Il correspond à un revenu disponible de 1 288 euros par mois pour une personne vivant seule et de 2 705 euros pour un couple avec deux enfants âgés de moins de 14 ans.

En 2023, 9,8 millions de personnes vivaient sous le seuil de pauvreté monétaire, 650 000 de plus que l’année précédente. Cette annonce est passée presque inaperçue dans la presse, comme s’il fallait se résigner à ce qu’il y ait, parmi nous, de plus en plus de pauvres.