Expo 58

« Expo 58 », le dernier roman de Jonathan Coe, offre au lecteur tout ce qu’il peut attendre d’un bon livre : dépaysement, intrigue (espionnage), humour, amour, destin…

 Le livre se situe en 1958, autour de l’exposition universelle de Bruxelles, censée symboliser la paix entre les nations désormais assurées d’une prospérité illimitée grâce à la technologie. Le projet de l’exposition est symbolisé par l’Atomium, ce gigantesque monument figurant la structure d’un atome, dont la scission et la fusion allaient fournir à l’humanité une énergie abondante, bon marché et sûre. Continuer la lecture de « Expo 58 »

Paroles d’Algérie

Ce qui vient de se passer en Algérie laisse un goût d’étrangeté et d’amertume : comment un président fantôme, malade, âgé, absent de la campagne électorale, a-t-il pu obtenir un quatrième mandat ? Le documentaire de Bruno Ulner diffusé le 15 avril sur Arte TV, jette une lumière crue sur la situation dans ce pays. 

Bruno Ulner avait reçu l’accord pour réaliser un portrait de la jeunesse algérienne. Mais une fois sur place, le matériel de tournage fut bloqué par la douane « sur ordre d’en haut ». Il revint en Algérie avec une petite caméra vidéo et son téléphone portable et réalisa son projet clandestinement. Il rencontra des jeunes à Ouargla, Alger, Tizi-Ouzou, Blida, Annaba et Oran. Continuer la lecture de « Paroles d’Algérie »

Sauve-toi, la vie t’appelle

Dans « Sauve-toi, la vie t’appelle » (Odile Jacob, 2012), Boris Cyrulnik raconte son enfance traquée pendant la guerre puis « encryptée » après la libération. A partir de son expérience, il décrit le fonctionnement de la mémoire traumatique.

  « Transhumances » a publié des notes de lecture sur « si c’est un homme », de Primo Levi, et « W ou le souvenir d’enfance », de Georges Perec. Ces deux ouvrages naissaient du devoir impérieux de témoigner de l’horreur absolue de la machine d’extermination nazie, et de la conscience l’irrecevabilité de ce témoignage par une opinion publique soucieuse de tourner la plage. Continuer la lecture de « Sauve-toi, la vie t’appelle »

La dune érodée

A Carcans comme sur tout le littoral atlantique, l’océan a avancé de plusieurs mètres cet hiver en raison de tempêtes répétées.

 La crête de la dune semble scarifiée par les attaques du vent et de l’eau. Sur son flanc, une masse de sable blond gît, résignée, dans l’attente d’être engloutie par la prochaine grande marée. Continuer la lecture de « La dune érodée »