Vive l’Allemagne !

« Vive l’Allemagne », d’Alain Minc (2013) est un stimulant essai sur un pays avec lequel la France a destin lié, mais qui reste profondément méconnu chez nous.

 Il convient d’abord de remarquer que le titre « Vive l’Allemagne ! » est un peu abusif. Dans Le Cercle des Echos, Pascal Ordonneau propose plutôt : « pour que vive l’Allemagne ! » Si en effet, la première partie du livre est un hymne à l’Allemagne d’aujourd’hui, l’un des pays les plus démocratiques au monde, la seconde partie exprime une angoisse de voir le pays devenir une grosse Suisse confortable et frileuse, rétive à exercer les responsabilités internationales qui lui incombent de par sa population et son économie. Continuer la lecture de « Vive l’Allemagne ! »

La Suède va fermer quatre prisons devenues inutiles

Selon Richard Orange, du quotidien The Guardian, la Suède va fermer quatre prisons en raison de la forte baisse du nombre de détenus ces dernières années.

 Le nombre de prisonniers en Suède a atteint un pic en 2004, avec 5.772 détenus. Depuis, il a décru de 1% par an ; et le mouvement s’est amplifié récemment, avec une baisse de 6% en 2012, et probablement le même ordre de grandeur cette année et en 2014. Il y a actuellement 4.852 détenus en Suède, pour une population de 9.5 millions d’habitants, soit 51 détenus pour 100.000 habitants. Rappelons que les Etats-Unis détiennent le record du monde, avec 2,2 millions de prisonniers, soit 716 pour 100.000 habitants. Proportionnellement, 14 fois plus qu’en Suède ! Continuer la lecture de « La Suède va fermer quatre prisons devenues inutiles »

Corazón tan blanco

Dans son roman “Corazón tan blanco” (un cœur si blanc, 1992), l’écrivain espagnol Javier Marías s’intéresse à l’attitude de personnages qui viennent à connaître d’un meurtre : se libérer de ce secret en le divulguant, ou au contraire le taire de peur de provoquer de nouveaux drames. Ce dilemme est aussi la trame du roman « Enamoramientos », paru en 2011.

 Le livre de Javier Marías tourne autour d’un secret de famille. Le jour du mariage de son fils Juan, Ranz lui donne un unique conseil : « je ne te dis qu’une chose. Si un jour tu as un secret, ou si tu en as déjà un, ne le raconte pas ». Continuer la lecture de « Corazón tan blanco »

Los Enamoramientos

Le dernier roman de Javier Marías, « Los Enamoramientos », a été traduit en français sous le titre de « Comme les amours ». En réalité, c’est plutôt des morts qu’il nous parle, et de leur difficile coexistence avec les vivants.

 Javier Marías souligne que l’espagnol comme l’italien ont un mot pour signifier « tomber amoureux », alors que ce mot fait défaut en français ou en anglais, par exemple. On pourrait s’attendre à ce que son roman raconte le processus, lent ou foudroyant, qui amène une personne à aimer une autre personne et à devenir conscient de cet amour. Continuer la lecture de « Los Enamoramientos »