Quelle politique pénitentiaire ?

La Commission des lois de l’Assemblée Nationale a mené une réflexion sur la politique pénitentiaire centrée sur la réinsertion, alors que l’opinion publique penche pour plus de répression.

On lit dans la newsletter de France Info le 9 avril 2018 que « les Français estiment que les détenus sont « trop bien traités » en prison en France. Une étude de la Fondation Jean-Jaurès menée en partenariat avec l’Ifop révèle que 50% des Français jugent que les détenus bénéficient de trop bonnes conditions de détention. C’est 32 points de plus qu’un sondage CSA qui avait été réalisé pour le journal Libération en 2000. Ils sont 17% à penser que les détenus ne sont « pas assez bien traités » et 21% jugent qu’ils sont « traités comme il faut ».  Continuer la lecture de « Quelle politique pénitentiaire ? »

Matons violents, la loi du silence

La Chaîne Parlementaire a récemment diffusé un documentaire de Laurence Delleur : « Matons violents, la loi du silence ».

On sait qu’environ 4 000 actes de violence de détenus contre des surveillants sont répertoriés chaque année, et environ 8 000 actes de violence entre détenus. Les actes de violence de surveillants contre des détenus ne font pas l’objet d’un enregistrement. Continuer la lecture de « Matons violents, la loi du silence »

Je voulais seulement revenir chez moi

France 2 a récemment diffusé un téléfilm d’Yves Rénier consacré à l’affaire Patrick Dils : « je voulais seulement revenir chez moi ».

« Je voulais seulement revenir chez moi », telle est l’explication que donne Patrick Dils pour avoir avoué, le 28 avril 1987, le meurtre de deux enfants à l’automne précédent, dans son village de Montigny-lès-Metz. Il n’avait pas commis le meurtre. Des policiers l’avaient soumis à 36 heures de garde à vue. Ils lui avaient promis que, s’il avouait, il pourrait rentrer à la maison. Patrick Dils avait 15 ans. Continuer la lecture de « Je voulais seulement revenir chez moi »

Les passagères du 221

« Les passagères du 221 », roman de Catherine Béchaux, raconte le trajet d’un autobus qui amène des femmes à une maison d’arrêt un jour de parloir.

Catherine Béchaux habite Fresnes, sur la colline au-dessus de la maison d’arrêt qui retient 2000 personnes incarcérées pour 1324 places. Depuis 6 ans, elle est bénévole à la maison d’accueil des familles. « J’ai pu entrer en détention, écrit-elle. J’en suis ressortie impressionnée, étourdie par le vacarme, métallique comme celui d’une usine, et le bruit des énormes trousseaux de clés manipulés par les gardiens. » Continuer la lecture de « Les passagères du 221 »