Et Trump abdiqua face au coronavirus

Le New York Times a publié le 18 juillet un article intitulé « Au cœur de l’échec de Trump, la course pour abandonner le leadership face au virus » (« Inside Trump’s failure, the rush to abandon leadership role on the virus »).

 « On peut trouver la source de l’incapacité de la nation à contrôler la pandémie à mi-avril, lorsque la Maison Blanche embrassa les projections exagérément roses pour proclamer victoire et tourner la page », lit-on dans cet article corédigé par cinq journalistes du quotidien. Continuer la lecture de « Et Trump abdiqua face au coronavirus »

Virus ennemi

Dans « Virus ennemi, discours de crise, histoire de guerres » (Tracts Gallimard, juin 2020), Jean-Noël Jeanneney s’interroge sur les parallélismes et les différences entre la « guerre au virus » et les conflits mondiaux du vingtième siècle.

 Dans son émission « Concordance des temps », sur France Culture le samedi matin, Jean-Noël Jeanneney s’attache à éclairer le présent par les leçons du passé. Lorsque le président de la République déclare, le 16 mars 2020, la guerre au Coronavirus, et lorsqu’il le décrit le 13 avril comme un ennemi « invisible, insaisissable et qui progresse », il fait appel à la mémoire collective d’autres états de guerre, celui de 1914 et celui de 1940. Continuer la lecture de « Virus ennemi »

Retour au parloir

Après quatre mois d’interruption due à la crise sanitaire, les visiteurs de prison peuvent, progressivement, reprendre leurs entretiens avec les personnes détenues.

 Je me sens comme un écolier le jour de la rentrée des classes. Comment vont se passer ces premières rencontres avec deux détenus dont je n’ai pas de nouvelles depuis le début mars ? Parviendrons-nous à communiquer, malgré l’interdiction de nous serrer la main et l’obligation de nous parler masqués ? Continuer la lecture de « Retour au parloir »

Le rire et la mort de Dieu

Dans « Le rire et la mort de Dieu, de la complicité de Dieu et du Diable » (Bayard, 2020), Bernard Sarrazin évoque son itinéraire de chrétien areligieux à travers le prisme de la relation souvent conflictuelle entre le rire et la religion.

 Bernard Sarrazin plaide pour un christianisme areligieux ou d’un athéisme chrétien consistant à vivre, comme le proposait Dietrich Bonhoeffer, « devant Dieu, mais sans Dieu. » Un christianisme « débarrassé du concept usé de Dieu, celui « des philosophes et des savants » dit Pascal, c’est-à-dire le Dieu d’un christianisme hellénisé, pour ne garder que la foi dans le « Dieu vivant », le « Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob », le Dieu de l’Alliance ». Une foi moderne qui assume aussi le doute. Continuer la lecture de « Le rire et la mort de Dieu »