La jeunesse espagnole et l’esprit de la transition

Le quotidien El País a publié le 5 mai une « radiographie » de la génération des jeunes de 18 à 35 ans.

 L’institut de sondages Metroscopia a interrogé 1.200 jeunes de 18 à 35 ans et 1.200 personnes de plus de 35 ans sur la manière dont ils voient la situation en Espagne et leur propre avenir. La conclusion de l’enquête est que les jeunes ne font pas confiance à la classe politique actuelle, mais ne mettent pas en cause le cadre institutionnel ni le modèle économique, dont ils pensent que les défauts peuvent être corrigés. Continuer la lecture de « La jeunesse espagnole et l’esprit de la transition »

Pousse-toi de là !

L’histoire religieuse de la Péninsule Ibérique s’est souvent déroulée sous le signe du « pousse-toi de là que je m’y mette ! » De ville en ville, des édifices témoignent d’un passé où bûchers et expulsions ont eu le pas sur l’acceptation et la valorisation des différences.

 Notre première étape est Baños de Cerrato, un village au sud de Palencia, dans la province de Castilla y León. On y trouve l’un des édifices chrétiens les plus anciens d’Espagne : la basilique Saint Jean Baptiste, édifiée en 661 par un roi wisigoth. Continuer la lecture de « Pousse-toi de là ! »

Les 40 ans du code postal britannique

Royal Mail, le service postal britannique, commémore les quarante ans de l’attribution des codes postaux.

 A un européen continental, le code postal britannique semble particulièrement complexe. Il se compose d’une suite de lettres et de chiffres, comme l’immatriculation d’un véhicule. Un premier groupe (généralement une ou deux lettres suivies d’un ou deux chiffres, mais pas toujours !) caractérise une ville de taille significative et, dans cette ville ou alentour, un quartier. Un second groupe de chiffres et de lettres identifie un groupe d’habitations dans cette ville ou sa périphérie. A Watford (Hertfordshire), notre code postal était WD18 7BN. Continuer la lecture de « Les 40 ans du code postal britannique »

Sauve-toi, la vie t’appelle

Dans « Sauve-toi, la vie t’appelle » (Odile Jacob, 2012), Boris Cyrulnik raconte son enfance traquée pendant la guerre puis « encryptée » après la libération. A partir de son expérience, il décrit le fonctionnement de la mémoire traumatique.

  « Transhumances » a publié des notes de lecture sur « si c’est un homme », de Primo Levi, et « W ou le souvenir d’enfance », de Georges Perec. Ces deux ouvrages naissaient du devoir impérieux de témoigner de l’horreur absolue de la machine d’extermination nazie, et de la conscience l’irrecevabilité de ce témoignage par une opinion publique soucieuse de tourner la plage. Continuer la lecture de « Sauve-toi, la vie t’appelle »