Les 40 ans du code postal britannique

Royal Mail, le service postal britannique, commémore les quarante ans de l’attribution des codes postaux.

 A un européen continental, le code postal britannique semble particulièrement complexe. Il se compose d’une suite de lettres et de chiffres, comme l’immatriculation d’un véhicule. Un premier groupe (généralement une ou deux lettres suivies d’un ou deux chiffres, mais pas toujours !) caractérise une ville de taille significative et, dans cette ville ou alentour, un quartier. Un second groupe de chiffres et de lettres identifie un groupe d’habitations dans cette ville ou sa périphérie. A Watford (Hertfordshire), notre code postal était WD18 7BN. Continuer la lecture de « Les 40 ans du code postal britannique »

Sauve-toi, la vie t’appelle

Dans « Sauve-toi, la vie t’appelle » (Odile Jacob, 2012), Boris Cyrulnik raconte son enfance traquée pendant la guerre puis « encryptée » après la libération. A partir de son expérience, il décrit le fonctionnement de la mémoire traumatique.

  « Transhumances » a publié des notes de lecture sur « si c’est un homme », de Primo Levi, et « W ou le souvenir d’enfance », de Georges Perec. Ces deux ouvrages naissaient du devoir impérieux de témoigner de l’horreur absolue de la machine d’extermination nazie, et de la conscience l’irrecevabilité de ce témoignage par une opinion publique soucieuse de tourner la plage. Continuer la lecture de « Sauve-toi, la vie t’appelle »

La dune érodée

A Carcans comme sur tout le littoral atlantique, l’océan a avancé de plusieurs mètres cet hiver en raison de tempêtes répétées.

 La crête de la dune semble scarifiée par les attaques du vent et de l’eau. Sur son flanc, une masse de sable blond gît, résignée, dans l’attente d’être engloutie par la prochaine grande marée. Continuer la lecture de « La dune érodée »

Longues peines

Dans Longues Peines (Pocket, 2001), le romancier Jean Theulé s’intéresse à l’univers carcéral et met en scène quelques jours de la vie de détenus et de surveillants.

 La prison est située dans une ville de province. C’est un ancien monastère que ne mentionne aucune carte touristique. C’est un lieu qui n’existe pas, en quelque sorte un non-lieu ! Pourtant, il a une réalité physique, avec ses coursives équipées de filets anti-suicides, des cellules habitées par deux à quatre détenus, une cour minuscule où se font face le quartier des hommes et celui des femmes. Continuer la lecture de « Longues peines »