Nuit de l’humour à La Réunion

Huit humoristes réunionnais ont récemment tenu la scène d’une « nuit de l’humour » au théâtre de plein air de Saint-Gilles.

Le « zoreil » (métropolitain) que je suis ne comprend guère plus de la moitié des sketchs, qui sont dits dans la langue du cœur du public présent : le créole. Continuer la lecture de « Nuit de l’humour à La Réunion »

Nour, pourquoi n’ai-je rien vu venir ?

Dans « Nour, pourquoi n’ai-je rien vu venir ? » (Editions du Seuil, 2016), Rachid Benzine imagine un échange de courriers entre un père, islamologue dans une université d’un pays arabe, et sa fille Nour, partie faire le Djihad à Falloujah en Irak.

Nour et son père ont toujours vécu une tendre proximité : elle est enfant unique, et sa mère est décédée quand elle avait cinq ans. Pourtant, en 2014, âgée de vingt ans, elle s’envole pour l’Irak, s’installe à Falloujah, épouse un combattant de l’État islamique, s’enthousiasme pour les conquêtes fulgurantes du Califat malgré la disproportion des forces avec l’occident. Continuer la lecture de « Nour, pourquoi n’ai-je rien vu venir ? »

À La Réunion, la Cité du Volcan

Située à Bourg-Murat, à l’embranchement de la route qui mène au Volcan de la Fournaise, la Cité du Volcan offre un parcours passionnant aux adultes mais aussi aux enfants.

La Maison du Volcan avait été ouverte en 1992 pour fournir des informations aux touristes qui randonnaient sur les flancs de la Fournaise. La Cité du Volcan, qui lui a succédé en 2014, comporte un parcours muséologique essentiellement audiovisuel, un cinéma, un auditorium et des salles de travail et de documentation. Continuer la lecture de « À La Réunion, la Cité du Volcan »

Tchekhov sur l’Île de Sakhaline

En 1890, à l’âge de 30 ans, Anton Tchekhov séjourna trois mois dans l’Île de Sakhaline, à l’est de la Sibérie. Son rapport sur la colonie pénitentiaire constitue un témoignage historique et littéraire passionnant.

Anton Tchekhov exerce alors comme médecin et est déjà connu comme écrivain. C’est un bourreau de travail. Il soutient financièrement sa famille, puisque son père, un loser comme il y en a tant dans son œuvre théâtrale, a fait faillite. Il éprouve le besoin d’un moment de rupture. Il est passionné par la chose judiciaire. Il cherche à comprendre l’humanité dans les conditions extrêmes de vie ou de survie. Continuer la lecture de « Tchekhov sur l’Île de Sakhaline »