Grande pauvreté

François, actuellement détenu en maison d’arrêt, parle souvent de son fils Maxime, qui surnage dans une grande pauvreté.

Maxime, 22 ans, vit avec sa compagne Fadila, 18 ans, et leur petite fille Lina qui vient de souffler sa première bougie. Ni Maxime ni Fadila ne travaillent. Ils vivent sur le RSA. Dès le 15 du mois, la disette s’installe. Il faut appeler au secours la maman et le grand-père de Maxime. Les journées se passent dans la maison, sur le canapé, dans les vapeurs de shit. D’une certaine manière, ces vapeurs sont bienvenues : elles masquent l’odeur du rottweiler que Maxime a acheté, chiot, avec l’argent que son père lui avait envoyé avant Noël afin de payer l’essence nécessaire pour venir le voir au parloir. Continuer la lecture de « Grande pauvreté »

Concert à l’auditorium de Bordeaux

Assister à un concert à l’auditorium de Bordeaux constitue un moment d’émerveillement.

L’auditorium a été inauguré il y a trois ans. D’une capacité de 1.400 places, il a été construit par l’architecte Michel Pétuaud Létang. La distribution des places assises, qui entourent la fosse d’orchestre, donne à chaque spectateur une impression de proximité. Un dispositif technique rend la circulation de l’air conditionné absolument silencieuse. L’acoustique est exceptionnelle. Continuer la lecture de « Concert à l’auditorium de Bordeaux »

Charlie le Mindu, sculptures capillaires

La base sous-marine de Bordeaux présente jusqu’au 22 mai une exposition originale consacrée aux sculptures capillaires de Charlie Le Mindu, l’inventeur de la « haute coiffure ».

Charlie Le Mindu est un enfant de Bordeaux. Né en 1986, il se passionna très vite pour l’univers de la coiffure dans le salon de coiffure que tenait sa grand-mère. Enfant, confie-t-il au Parisien, « j’étais totalement obsédé par les poupées Barbie. Je les trempais dans la piscine tout l’hiver et leurs cheveux devenaient verts en été. J’adorais les tondre, ça leur donnait un look de lesbienne. » Continuer la lecture de « Charlie le Mindu, sculptures capillaires »

Dégradé

Le premier film mes frères Arab et Tarzan Nasser est une comédie noire qui plonge le spectateur dans l’enfer de Gaza. Il rend hommage à la résilience des femmes gazaouies.

Le film se déroule à huis-clos dans le salon de coiffure de Christina (Victoria Balitska), une Russe qui a épousé un Gazaoui et s’est installée dans sa ville. Dedans, il y a Christina, qui coiffe une jeune femme qui se prépare pour son mariage, qui devrait être célébré dans quelques heures ; son assistante Wedad, qui est censée s’occuper d’une femme vieillissante et aigrie (Hiam Abbass) qui voudrait redevenir belle pour un rendez-vous galant ; et une petite dizaine d’autres femmes qui sont supposées attendre leur tour, mais ne viennent là en réalité que pour tuer le temps et fuir leur chez-elle. Continuer la lecture de « Dégradé »