Désobéissance

Dans « Disubbidienza » (Désobéissance), roman publié en 1948, l’écrivain italien Alberto Moravia décrit la crise existentielle qui mène un adolescent de 15 ans au bord de l’anéantissement et la sortie du tunnel par une initiation sexuelle.

 La lecture de « Disubbidienza » m’a été suggérée par Danny Laferrière dans son « journal d’un écrivain en pyjama ». En voici les premières phrases : « À l’issue de vacances à la mer, sur le lieu habituel, Luca revint en ville avec la sensation qu’il n’allait pas bien et qui tomberait bientôt malade. Il avait grandi de manière anormale ces derniers temps. À quinze ans, il avait déjà la stature d’un homme adulte. Mais les épaules étaient demeurées étroites et frêles, et dans le visage blanc, les yeux trop intenses semblaient dévorer les joues hâves et le front pâle. » Continuer la lecture de « Désobéissance »

Elucubrations sur les longues peines

Sous le titre « 1000 ans de prison effectués en 8 heures ? », Europe 1 s’est fait l’écho d’un article provocateur et cynique publié en août 2013 par une universitaire britannique, Rebecca Roache.

 L’article de Rebecca Roache a été publié dans le blog collectif d’enseignants d’Oxford « Practical Ethics ». Il est intitulé « Enhanced punishment : can technology make life sentences longer ? » (Châtiment renforcé : la technologie peut-elle rendre plus longues les condamnations à perpétuité ?). L’auteure part du cas d’un couple condamné à la prison à perpétuité pour des sévices ayant provoqué la mort de leur fils de 4 ans. En réalité, ils devraient être libérés au bout de trente ans. Pendant leur temps en prison, ils bénéficieront de conditions qu’ils ont refusées à leur fils : nourriture, service de santé, activités éducatives et récréatives, garantie du respect des droits. En comparaison de leur crime, la sanction semble inadéquate. Comment s’assurer que ceux qui commettent des crimes de cette ampleur soient suffisamment châtiés ? Continuer la lecture de « Elucubrations sur les longues peines »

Une journée au Bassin d’Arcachon

Par une belle journée de juin, nous avons escaladé la dune de Pyla (dite aussi « du Pilat ») et navigué dans le Bassin d’Arcachon autour de l’Île aux Oiseaux.

 La dune de Pyla, qui culmine plus de 100m d’altitude, est la plus haute d’Europe. On y accède par un escalier en résine synthétique. C’est un panorama grandiose qui se révèle une fois atteint le sommet : à l’ouest de la dune, le débouché du Bassin d’Arcachon sur l’Océan et le banc d’Arguin ; à l’est, au bas d’une pente à forte déclivité, la forêt de pins. Le promeneur peut parcourir, sur la crête de la dune, près de trois kilomètres. Dans ce paysage lumineux et désolé, il peut penser à la Mauritanie et au « pays de la soif » des albums de Tintin. Le dépaysement est total. Alors que nous marchons sur la crête, des dizaines de papillons blancs se livrent à un curieux ballet, parfois en rase-motte au dessus du sable, parfois en suspension à des dizaines de mètres au dessus de la futaie. Continuer la lecture de « Une journée au Bassin d’Arcachon »

Une journée en Médoc

Nous avons récemment consacré une journée à du tourisme dans le Médoc, autour du village de Margaux.

 À Labarde, nous visitons le Château Siran, qui produit des vins d’appellation Margaux et Bordeaux supérieur. Une guide sympathique, compétente et enthousiaste nous montre la façade de la « chartreuse », petit manoir habité par la famille propriétaire. Elle nous explique la différence entre les plants destinés au Margaux, qui poussent dans des graves (sol sableux et pierreux) avec de profondes racines, et ceux destinés au Bordeaux supérieur, dont le terrain est argileux. Nous visitons les chaix. Une vaste salle a été réservée pour l’exposition d’objets collectionnés par les propriétaires, tous en rapport avec le vin : amphores antiques, carafes en porcelaine sculptée, assiettes de faïence de Bordeaux. Installée il y a deux ans, cette salle est bien agencée et les objets mis en valeur. Continuer la lecture de « Une journée en Médoc »