L’Espagne dans le doute

L’élimination de l’équipe d’Espagne de la Coupe du Monde de football a coïncidé avec l’abdication du roi Juan Carlos : elle reflète l’image d’un pays qui doute de lui-même.

 Je ne suis pas un passionné de football. C’est pourtant avec passion que j’ai suivi les matchs de l’équipe d’Espagne contre la Hollande (1-5) et contre le Chili (0-2). Il y avait dans ces deux matchs une forte intensité dramatique. Continuer la lecture de « L’Espagne dans le doute »

Je suis le Libanais

Dans « Io sono il Libanese » (Einaudi, 2012, traduit en français sous le titre « je suis le Libanais »), Giancarlo de Cataldo raconte les débuts d’un futur patron de la pègre à Rome.

 Giancarlo de Cataldo est juge d’affaires criminelles à Rome. Il est aussi l’auteur de polars fondés sur la réalité historique du crime en Italie, dont le plus célèbre est « Romanzo criminale », publié en 2002, qui raconte la vie de la Magliana, une bande de truands à Rome entre 1978 et 1992. « Je suis le Libanais » remonte au début des années 1970 et se polarise sur le futur boss de la bande, surnommé Le Libanais. Continuer la lecture de « Je suis le Libanais »

Carthage

Il est peu de sites aussi chargés d’histoire que Carthage, à une vingtaine de kilomètres de Tunis. La flânerie y est particulièrement agréable.

 Carthage a été fondée par les Phéniciens en 814 avant JC. Elle fut capitale d’un empire, l’empire punique, qui contrôla au temps de sa splendeur une grande partie de l’Afrique du nord, le sud de l’Espagne, la Sicile, la Sardaigne, Malte et les îles Baléares. Construite sur un promontoire péninsulaire, elle compta jusqu’à 400.000 habitants, une population énorme dans l’Antiquité. Continuer la lecture de « Carthage »

Kairouan

Kairouan est la quatrième ville sainte de l’Islam après La Mecque, Médine et Jérusalem. Elle fut au neuvième siècle la capitale de l’empire aghlabide. Aujourd’hui, elle enchante le visiteur.

 Lorsque nous visitons Kairouan (القيروان), la ville est presque vide de touristes. Le début juin n’est certes pas de haute saison. Mais on s’attendrait à ce que des groupes de retraités profitent d’un climat déjà chaud et des bijoux architecturaux que recèle cette ville. Ce n’est pas le cas. Les touristes, échaudés par la révolution du 14 janvier 2011 et l’élection d’un parlement majoritairement islamiste, ne sont pas encore revenus. Et lorsqu’ils reviennent, ils s’abstiennent de visiter une cité aussi fièrement religieuse. Continuer la lecture de « Kairouan »