Expo 58

« Expo 58 », le dernier roman de Jonathan Coe, offre au lecteur tout ce qu’il peut attendre d’un bon livre : dépaysement, intrigue (espionnage), humour, amour, destin…

 Le livre se situe en 1958, autour de l’exposition universelle de Bruxelles, censée symboliser la paix entre les nations désormais assurées d’une prospérité illimitée grâce à la technologie. Le projet de l’exposition est symbolisé par l’Atomium, ce gigantesque monument figurant la structure d’un atome, dont la scission et la fusion allaient fournir à l’humanité une énergie abondante, bon marché et sûre. Continuer la lecture de « Expo 58 »

Nebraska

Dans « Nebraska », le réalisateur Alexander Payne raconte l’itinérance d’un père et de son fils dans les plaines du Nebraska, un état du nord-ouest des Etats-Unis. Le père était à la poursuite d’un trésor chimérique. Le fils découvrira en chemin un trésor : la connaissance de son père.

 Woody Grant (Bruce Dern) approche des quatre-vingts ans, n’a plus toute sa tête et se fait houspiller du matin au soir par sa redoutable épouse Kate (Jane Squibb). Il s’est mis en tête une idée, une seule : récupérer le million de dollars que, selon une lettre reçue à son domicile, il a gagné à une loterie. Avec cet argent, il achètera une camionnette et un compresseur. Sa femme et ses deux fils lui expliquent qu’il s’agit évidemment d’une arnaque, et que même à supposer qu’il devienne millionnaire, il n’aurait que faire d’une camionnette puisqu’il a perdu son permis de conduire… Woody n’en démord pas. Il ira à pied s’il le faut à Lincoln pour récupérer son gain. Mais Lincoln est à 1.500 km du Montana, où ils vivent. Continuer la lecture de « Nebraska »

Deux ailes pour voler

Invité par l’Université Bordeaux Montaigne, le professeur Samir Marzouki, de l’Université de Tunis, a prononcé une conférence qui constituait un bel hommage au bilinguisme et à la bi-culturalité.

 Lorsqu’on est au début de l’apprentissage de la langue arabe et que chaque pas est lourd comme un Everest, on reste ébloui par la capacité du professeur Marzouki à s’exprimer aussi bien en arabe, sa langue maternelle, qu’en français : il semble échapper aux lois de la gravité linguistique ! Il parle dans un français soutenu, imparfait du subjonctif inclus et cite de mémoire de longs poèmes en arabe. Continuer la lecture de « Deux ailes pour voler »

The Grand Budapest Hotel

“The Grand Budapest Hotel”, film de Wes Anderson, plonge le spectateur dans un univers loufoque et décalé, dans une Europe centrale des années trente inspirée de l’œuvre de Stefan Zweig.

 Le Grand Budapest Hotel est une énorme bâtisse rococo dans une station thermale de Zubrowka, un pays imaginaire d’Europe centrale. Il ne reçoit presque plus de client et s’avance dans la décrépitude. C’est dans ce vide rempli du souvenir d’heures glorieuses que le propriétaire de l’hôtel, Zero Mustapha (F. Murray Abraham) reçoit un jeune romancier en peine d’inspiration (Jude Law) et lui raconte son histoire. Continuer la lecture de « The Grand Budapest Hotel »