L’imposture

« The fraud », traduit en français sous le titre « l’imposture » par Laetitia Devaux chez Gallimard, est un roman historique publié par Zadie Smith en 2023, qui transporte le lecteur au milieu du dix-neuvième siècle, entre Angleterre, Jamaïque et Australie. Les citations incluses dans cet article ont été traduites par l’auteur de « transhumances ».

 Les personnages du roman ont vraiment existé. L’un d’entre eux est William Harrison Ainsworth (1805-1882) dont les romans historiques connurent le succès puis passèrent de mode, plongeant l’écrivain dans une spirale de déclin. Ainsworth faisait partie du « monde littéraire », qui incluait aussi Charles Dickens, un monde dans lequel la règle consistait, rapporte l’autrice, à se beurrer mutuellement les tartines. Continuer la lecture de « L’imposture »

Le deuxième acte

Dans « Le deuxième acte », Quentin Dupieux propose une comédie noire dans laquelle les acteurs se trouvent sur le fil du rasoir entre le rôle qu’ils jouent et leur vraie personnalité.

 La dernière séquence consiste en un travelling de plusieurs kilomètres et plusieurs minutes. Ce sont les rails supportant la plateforme technique qui sont filmés. « Le deuxième acte » est donc un film sur le travelling. Les acteurs sont contraints par le chemin de fer (la « storytelling ») que le réalisateur leur impose. Continuer la lecture de « Le deuxième acte »

Classe tous risques

Arte TV a récemment diffusé « Classe tous risques », film de Claude Sautet (1960) d’après le roman de José Giovanni, avec Lino Ventura et Jean-Paul Belmondo dans les rôles principaux.

 Abel Davos (Lino Ventura) a fait sa carrière dans le grand banditisme, n’hésitant pas à tuer si des obstacles se présentent devant lui. Acculé par la police à Milan, il tue deux carabiniers et tente de se réfugier en France avec sa femme, leurs deux petits garçons et un complice. Continuer la lecture de « Classe tous risques »

Chronique d’étonnement n°64

Je souhaite partager dans « transhumances » ce qui m’a étonné, dans ma vie personnelle comme dans l’actualité.

Dans cet article de transhumances, j’ai été étonné d’apprendre que les nazis avaient organisé un atelier de fabrication de fausses livres sterling sur une vaste échelle. Je me suis demandé pourquoi une exposition permanente du musée de Bretagne à Rennes portait sur l’Affaire Dreyfus. J’ai été ému par un article du quotidien The Guardian sur un homme qui, bénévolement, accueille dans son minuscule logement des sans-abris. Continuer la lecture de « Chronique d’étonnement n°64 »