L’emprisonnement à la criée

J’ai eu l’occasion récemment de rencontrer l’équipe des visiteurs de la maison d’arrêt de Niort. Ils m’ont raconté une expérience originale : comment des crieurs de rue ont mis la prison en scène sur une place de la ville, le 19 novembre 2014.

La maison d’arrêt de Niort a une capacité de 66 places. Elle a été mise en service en 1853. Elle est située derrière le palais de justice de la ville. Elle a été construite selon le principe « panoptique » décrit par Michel Foucault dans « surveiller et punir » : les cellules sont placées en éventail, de sorte que du point central il est possible d’observer l’ensemble de la détention. Le bâtiment a été classé au registre des monuments historiques le 14 avril 1987. Continuer la lecture de « L’emprisonnement à la criée »

Et je danse, aussi

C’est un livre étrange et captivant qu’ont écrit à deux voix, par courriel et en improvisation, Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat : « et je danse, aussi » (2015, disponible en livre de poche).

Les auteurs se sont glissés dans la peau de deux personnages. Pierre-Marie Sotto est un romancier à succès, lauréat du prix Goncourt. Il reçoit un jour une grande enveloppe qu’il prend pour un manuscrit avec, au verso, un nom, Adeline Parmelan et une adresse mail. Continuer la lecture de « Et je danse, aussi »

Médecin de campagne

« Médecin de campagne », de Thomas Lilti, rend hommage à ces héros positifs que sont les médecins en milieu rural.

Jean-Pierre Werner (François Cluzet) est médecin dans un village aux confins du Vexin et de la Normandie. Entre sa consultation, toujours pleine, et ses visites, à toute heure, il mène une vie tellement remplie qu’il en oublierait presque qu’il se retrouve, le soir, seul face à sa demi-pizza. Continuer la lecture de « Médecin de campagne »

Bleus horizons

Dans « Bleus horizons » (Folio, 2014), Jérôme Garcin évoque la mémoire du poète Jean de la Ville de Mirmont à travers la vie d’un compagnon fictif du poète, mort sur le Chemin des Dames en novembre 1914.

 « Transhumances » a récemment rendu compte des deux textes laissés par de Mirmont : un recueil de poème, « l’horizon chimérique » et un roman, « les dimanches de Jean Dézert ». Le beau roman de Jérôme Garcin rend hommage à celui qui, s’il n’avait été fauché par un obus à l’âge de 27 ans, aurait pu être le Rimbaud de sa génération. Continuer la lecture de « Bleus horizons »