Le Passé

« Le Passé », film d’Asghar Farhadi, plonge le spectateur au cœur d’un drame familial.

 Dès la première séquence du film, on comprend qu’il s’agit d’incommunication. Marie (Bérénice Béjo) accueille à l’aéroport son ex-mari, venu de Téhéran à Paris pour régler les formalités de son divorce d’avec elle. Ils sont séparés par une cloison en verre et communiquent par gestes. Plus tard, en sortant du parking en marche arrière sous la pluie, Marie manque d’emboutir une autre voiture : sur la vitre du hayon balayée par l’essuie-glace s’inscrit le générique du film : « Le Passé ». Un passé dangereux dont il vaut mieux ne pas s’approcher. Continuer la lecture de « Le Passé »

Les Beaux Jours

Le film « les Beaux Jours » de Marion Vernoux raconte l’aventure amoureuse vécue par une femme qui se croyait hors d’âge pour des aventures.

 Le film a pour cadre Dunkerque, dont la longue plage marque une frontière. Des ferries entrent et sortent du port. Sur le sable, sur la promenade maritime, les habitants observent leur mouvement comme quelque chose qui ne les concerne pas. Eux touchent à une limite, mais restent en-deçà de la ligne. Continuer la lecture de « Les Beaux Jours »

Gatsby le Magnifique

Gatsby le Magnifique, film de Baz Luhrmann d’après le roman de Francis Scott Fitzgerald, offre le grand spectacle que l’on attend d’Hollywood, et sans doute un peu plus.

 L’action se déroule en 1922. Jay Gatsby (Leonardo Di Caprio), un arriviste immensément riche, reçoit le tout New-York pour les fêtes déjantées qu’il donne dans le château qu’il a acquis sur une rive de l’Hudson. Qui est-il ? D’où vient-il ? Pourquoi dépense-t-il des fortunes en réceptions ? Et pourquoi s’intéresse-t-il à son nouveau voisin, Nick Carraway, un romancier manqué qui tente de gagner sa vie comme employé à la bourse (Tobey Maguire) ? Continuer la lecture de « Gatsby le Magnifique »

La Grande Belleza

« La Grande Belleza », film de Paolo Sorrentino, constitue un moment de bravoure du cinéma italien, dans le droit fil de Federico Fellini.

 Jep Gambardella (Toni Servillo) est un Romain mondain, ou un mondain romain selon que l’on accorde plus d’importance à l’une de ses deux caractéristiques. Son univers se réduit à la ville de Rome, encore qu’il soit abusif de parler de réduction s’agissant d’une ville d’une telle profondeur historique et esthétique. Il a choisi d’être le roi des mondanités : il ne se contente pas de participer aux fêtes, mais jouit du pouvoir de les gâcher. Continuer la lecture de « La Grande Belleza »