Et je danse, aussi

C’est un livre étrange et captivant qu’ont écrit à deux voix, par courriel et en improvisation, Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat : « et je danse, aussi » (2015, disponible en livre de poche).

Les auteurs se sont glissés dans la peau de deux personnages. Pierre-Marie Sotto est un romancier à succès, lauréat du prix Goncourt. Il reçoit un jour une grande enveloppe qu’il prend pour un manuscrit avec, au verso, un nom, Adeline Parmelan et une adresse mail. Continuer la lecture de « Et je danse, aussi »

Bleus horizons

Dans « Bleus horizons » (Folio, 2014), Jérôme Garcin évoque la mémoire du poète Jean de la Ville de Mirmont à travers la vie d’un compagnon fictif du poète, mort sur le Chemin des Dames en novembre 1914.

 « Transhumances » a récemment rendu compte des deux textes laissés par de Mirmont : un recueil de poème, « l’horizon chimérique » et un roman, « les dimanches de Jean Dézert ». Le beau roman de Jérôme Garcin rend hommage à celui qui, s’il n’avait été fauché par un obus à l’âge de 27 ans, aurait pu être le Rimbaud de sa génération. Continuer la lecture de « Bleus horizons »

Les jougs de Jérémie

Dans « Les jougs de Jérémie » (Le Corridor Bleu, 2016, 84 pages), Agnès Gueuret évoque sous forme poétique le prophète comme un « homme de chair et de sang, pris en son temps dans les tourmentes de l’Histoire ».

Jérémie a parfois mauvaise presse. On raille ses « jérémiades », les plaintes que le sac de Jérusalem arrache au prophète impuissant. « Jérémiades » signifie dans le langage courant « plainte, récrimination sans fin et qui importune ». Continuer la lecture de « Les jougs de Jérémie »

Les dimanches de Jean Dézert

« Transhumances » a récemment évoqué Jean de la Ville de Mirmont, poète bordelais mort au front en 1914 à l’âge de 27 ans. Voici maintenant une critique de « Les dimanches de Jean Dézert », son premier et unique roman, publié en cette même année 1914.

Jean Dézert, âgé de 27 ans, est originaire de Bordeaux mais habite Paris. Il est employé au Ministère de l’Encouragement au Bien (Direction du Matériel). Sa principale vertu, c’est de savoir attendre. « Toute la semaine, il attend le dimanche. À son Ministère, il attend de l’avancement, en attendant la retraite. Une fois retraité, il attendra la mort. Il considère la vie comme une salle d’attente pour voyageurs de troisième classe. » Continuer la lecture de « Les dimanches de Jean Dézert »