Journal d’un écrivain en pyjama

Dany Laferrière, écrivain canadien né en Haïti, vient d’être reçu à l’Académie Française. Dans « Journal d’un écrivain en pyjama », il prodigue 182 conseils aux aspirants romanciers.

 Exilé politique au Canada sous la dictature des « Tontons Macoutes », Dany Laferrière tira le diable par la queue de petit boulot en petit boulot avant de connaître le succès avec son premier roman, « comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer ». Dans « Journal d’un écrivain en pyjama » (Grasset, 2013), il tente de faire comprendre le métier d’écrivain à des jeunes tentés par l’écriture. Continuer la lecture de « Journal d’un écrivain en pyjama »

Gérard Darmon sur la vie de son père…

Avec « Sur la vie de mon père… Biographie reconstituée » (Michel Lafon 2015), le comédien Gérard Darmon offre au lecteur un livre bien écrit et émouvant.

 L’auteur évoque la mémoire de son père, Henri Messaoud Darmon, décédé il y a vingt ans. « Je me retourne, il n’est plus là. Je le cherche, il a disparu. Il a laissé peu de traces, peu de confidences, peu de photos. Il a eu une empreinte légère. » Continuer la lecture de « Gérard Darmon sur la vie de son père… »

L’amie prodigieuse

« L’amica geniale » (« l’amie prodigieuse », Gallimard 2014), roman d’Elena Ferrante, raconte la vie de deux amies, de la petite enfance à la fin de l’adolescence, dans une banlieue populaire de Naples.

 Elena Ferrante est le pseudonyme d’une écrivaine qui refuse de révéler son identité. « L’amica geniale » est une œuvre en quatre volumes, tous édités en Italie par Editioni e/o : après le premier tome publié en 2011 et consacré à l’enfance et à l’adolescence d’Elena Greco et Rafaella Cerullo, trois autres volumes (2012, 2013 et 2014) racontent leur vie jusqu’à la vieillesse. Continuer la lecture de « L’amie prodigieuse »

L’arabe dans le français

On mesure mal l’influence de la langue arabe sur la langue française. Le court texte qui suit va en fournir une démonstration.

 « Françoise était vêtue d’une jupe en mousseline chamarrée et portait des savates légères. Son couffin était un véritable fardeau. Elle y avait placé pêle-mêle des épinards, des aubergines, des artichauts, des potirons, du safran, de l’estragon, des abricots, du sucre et même des oranges un peu avariées. » Continuer la lecture de « L’arabe dans le français »